Sous la pression d'une mobilisation croissante à travers le monde, les
ministres se sont mis au travail dimanche à
L'objectif affiché des négociations est de limiter la hausse de la température moyenne à la surface de la terre à 2 degrés par rapport aux niveaux pré-industriels.
Certains pays directement menacés -petites îles en tête- réclament un objectif plus ambitieux de 1,5 degré. Mais la réduction drastique des émissions de gaz à effet de serre, que ces objectifs impliquent, crée des tensions sur la répartition de l'effort.
Partiellement d'accord
"Personne n'est d'accord avec le texte dans son ensemble mais la plupart des pays y trouvent quelque chose à leur goût et sont donc prêts à l'accepter comme une base de travail", résume Alden Meyer, directeur de l'Union of concerned scientists, un groupe de pression américain.
Pour Connie Hedegaard, présidente danoise de la conférence, qui réunissait dimanche 48 ministres de l'Environnement, l'avancée sur le texte au cours de la première semaine a été "fantastique". "Les discussions sur le coeur (de l'accord) ont vraiment commencé", a-t-elle expliqué samedi soir, avant d'ajouter : "nous avons encore un travail colossal devant nous".
Obsession chinoise
De fait, les points de désaccord sont nombreux. Les Etats-Unis, de retour au coeur de la diplomatie climat après huit années d'immobilisme sous la présidence Bush, jugent inacceptable la terminologie utilisée ("pourraient" et non "doivent") concernant les réductions d'émissions de gaz à effet de serre des grands pays émergents. Ils ont réclamé, par la voix de Todd Stern, envoyé spécial sur le climat, une nouvelle formulation sur ce point.
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"Nous devons nous préparer à d'âpres échanges", estime Elliot Diringer, du Pew Center, un centre d'études américain. "Mais nous n'allons pas vers un fiasco", ajoute-t-il. "A ce jour, il apparaît que nous aurons plus, et non pas moins, que ce qu'on espérait".