La reprise des activités de distribution d'Areva T&D coûtera 1,1 miliard d'euros à Schneider Electric. Le groupe dirigé par Jean-Pascal Tricoire, associé à Alstom dans l'opération, estime en outre que ce rachat aura un effet positif sur son bénéfice par action dès la première année, hors éléments non récurrents.
Areva a annoncé en début de semaine avoir choisi Schneider et Alstom comme repreneurs conjoints pour son activité Transmission et Distribution, les préférant à l'américain General Electric et au japonais Toshiba. Les salariés d'Areva estiment que le choix du couple Alstom/Schneider est la "pire des solutions" car elle aura un coût social considérable.
Schneider doit prendre à sa charge un tiers du prix d'achat des titres, qui se monte à 2,29 milliards d'euros, et de la dette, estimée au total à 1,05 milliard d'euros. "Le besoin de financement de la transaction serait donc limité à 1,1 milliard d'euros pour Schneider Electric", a indiqué le groupe dans un communiqué de presse.
120 millions de synergies
L'équipementier électrique évalue à 120 millions d'euros d'ici 2014 les "synergies de fusion". La moitié de ces synergies devrait être réalisée d'ici 2012. Le groupe indique qu'il ne prévoit pas de fermetures de sites, mais compte réaliser des économies sur les achats et optimiser l'outil industriel et les fonctions support.
Par ailleurs, Schneider table sur un potentiel de 300 millions d'euros de synergies au niveau du chiffre d'affaires. "L'impact attendu sur l'EBITA [résultat avant intérêts, impôts et amortissements] est d'environ 50 millions d'euros", a ajouté Schneider.
A l'issue de l'acquisition, Schneider estime que son ratio dette nette/excédent brut d'exploitation s'établira aux alentours de 1,5, hors charges de restructuration. Le coût des restructurations n'est pas précisé.