Les Etats-Unis "contribueront" à une enveloppe globale de 100 milliards de dollars par an d'ici 2020 pour la lutte contre le réchauffement dans le cadre d'un accord impliquant les principales économies, a annoncé jeudi à Copenhague la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton.
"Dans le cadre d'un accord dans lequel toutes les principales économies engagent des actions significatives de réductions des émissions de gaz à effet de serre et apportent toute la transparence nécessaire sur leur mise en oeuvre, les Etats-Unis sont prêts à contribuer avec d'autres à la mobilisation de 100 milliards de dollars par an d'ici 2020" pour lutter contre le réchauffement climatique, a déclaré Mme Clinton devant la presse.
Elle n'a cependant pas chiffré le montant de cette participation tandis que l'Union européenne a annoncé la semaine dernière une aide immédiate de 7,2 milliards d'euros sur trois ans pour les pays en voie de développement.
Sous conditions
La contribution des Etats-Unis ne se fera cependant qu'à condition que les grands pays émergents fassent preuve de transparence, a indiqué la secrétaire d'Etat américaine. "S'il n'y a même pas un engagement vers la transparence, nous considérons qu'il ne peut y avoir d'accord", a-t-elle ajouté en visant les actions qui seront conduites notamment par la Chine.
Mme Clinton a accusé les grandes économies émergentes de faire "marche-arrière" sur l'adoption de mécanismes permettant de vérifier et de contrôler les efforts mis en oeuvre pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.
"En plusieurs occasions cette année, toutes les principales économies se sont engagées sur la transparence. Désormais, elle sont en train d'essayer de définir ce que transparence veut dire et la façon de la mettre en oeuvre. Elles sont en train de faire marche-arrière", a-t-elle dénoncé devant la presse.
"C'est pour nous une attitude qui sape tout l'effort que nous sommes en train de conduire", a-t-elle ajouté. Cette question a fait l'objet d'échanges acides entre la Chine et les Etats-Unis depuis le début de la conférence de Copenhague. La Chine a réitéré la semaine dernière à Copenhague le refus de tout mécanisme international de contrôle de ses politiques nationales en faveur du climat.