Conjoncture: le gouvernement un peu plus optimiste pour 2010

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Publié le 20 janvier 2010.

Le gouvernement se montre légèrement plus optimiste en cette nouvelle année. Lors de la présentation en Conseil des ministres du collectif budgétaire, il a revu à la hausse ses prévisions de croissance et à la baisse celles de la dette, du déficit et et des destructions d'emplois.

Mais l'ensemble de ces chiffres restent toutefois à un niveau record en France.

Dette et déficit en légère baisse

Comme annoncé par François Fillon, la croissance attendue pour cette année est passée de 0,75% à 1,4%.

Le déficit public de la France (Etat, comptes sociaux, collectivités locales) n'atteint "plus", pour sa part, que 7,9% du PIB en 2009 (contre 8,2% attendus) et le collectif budgétaire table sur 8,2% en 2010 (contre 8,5% initialement prévu).

Ces évolutions permettent de réduire automatiquement les prévisions de la dette. Attendue à 84% du PIB, elle atteindrait désormais 83,2% du produit intérieur brut.

Même si ces baisses sont toujours bienvenues, la dette et le déficit restent à un niveau historique pour les finances publiques françaises.

Un peu moins de destructions d'emplois

Sur le front de l'emploi, le gouvernement s'est aussi montré plus rassurant.

Après 453.000 en 2009, les destructions nettes d'emploi pourraient ne pas dépasser 120.000 dans le secteur marchand et 71.000 pour l'emploi salarié total, selon le projet de loi de finances rectificative.

En septembre, le budget tablait sur 190.000 destructions d'emplois dans le secteur marchand et 90.000 sur l'ensemble des secteurs.

Le chômage continuera d'augmenter

Malgré ces prévisions plus optimistes, le gouvernement continue de prévoir "une orientation défavorable du marché du travail" qui "ne devrait pas s'inverser rapidement en 2010, en lien avec le décalage habituel entre les évolutions de l'activité et celles de l'emploi".

Le ministre du Budget Eric Woerth a ainsi souligné sur France 2 que ce serait "un des paradoxes de l'année 2010, c'est-à-dire que le chômage allait continuer malheureusement encore à augmenter dans la plupart des pays".

"Mais on parlera de reprise, on fera en sorte que le climat soit meilleur pour les affaires et donc pour l'emploi, mais en même temps l'inertie du système fera que le chômage continuera à augmenter même s'il augmentera nettement moins qu'auparavant. (...) Les Français ne considèreront que nous sommes sortis de la crise que quand le chômage commencera à baisser", a-t-il ajouté.

Elsa Meyer avec AFP
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