Quand Google va, tout va (ou presque)

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Publié le 16 octobre 2009.

Si Google va bien, le reste de l'économie devrait suivre, selon des analystes.

Et si les résultats de Google étaient le meilleur indicateur de la reprise mondiale. Le géant du web doit publier l'état de ses finances pour le troisième trimestre. De quoi donner une indication de la santé de l'économie mondiale.

Présent dans la quasi-totalité des pays (53% de son chiffre d'affaires est réalisé à l'extérieur des Etats-Unis), Google peut faire office d'indicateur avancé de l'économie. Le patron du géant ne se prive d'ailleurs pas de donner son avis sur l'état de l'économie: "nous observons les effets d'une reprise aux Etats-Unis et en Europe".

Si Google est en bonne position pour "sentir" la reprise, c'est parce que sa principale activité, la vente de publicité en lien avec les recherches des internautes (les liens sponsorisés), sera la première à en profiter, selon Credit Suisse.

Activité sensible

Ce n'est pas le seul avantage des "search ads", comme les appellent les Anglo-saxons. "L'activité de Google est globale et très sensible aux dépenses des consommateurs", décrypte le Wall Street Journal. Quand Google engrange plus de revenus, cela signifie que plus d'Internautes cliquent sur ses liens sponsorisés et donc sont plus enclins à consommer.

Autre aspect des liens sponsorisés qui est révélateur de la santé de l'économie, le coût par clic (CPC). Il s'agit du prix payé par l'annonceur à chaque fois qu'un internaute clique sur sa publicité. Le CPC a été sous pression ces derniers temps à cause de la baisse des budgets publicitaires (il est fixé par un système d'enchères). "Un rebond de cette valeur au troisième trimestre donnerait le signal que l'activité est en train de repartir", explique Colin Gillis, analyste chez Brigantine Advisors cité par Reuters.

"L'indice Google"

Deux limites cependant à "l'indice Google". D'abord, si le géant présente de bons résultats, ce peut être aussi simplement parce qu'il gagne des parts de marché. En effet, ces derniers mois les liens sponsorisés ont tenu le choc de la crise alors que les publicités de type bannières ("display") sont en recul.

Et puis, si le coût par clic ne croît pas aussi fortement qu'espéré, ce pourrait aussi être à cause de la diversification géographique de Google dans des pays où le CPC est inférieur à celui des Etats-Unis ou de la France, ses principaux marchés.

En tout état de cause, de bons résultats de Google ne pourront pas être une mauvaise nouvelle pour le reste du monde.

Guillaume Guichard
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