Royal Bank of Scotland: "même ses parents pensent qu'il est trop payé"

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Publié le 16 octobre 2009.

Le directeur général de Royal Bank of Scotland, Stephen Hester, a reconnu vendredi que "même ses parents pensent qu'il est trop payé", alors que près de dix millions de livres (11 millions d'euros) l'attendent s'il redresse la banque, possédée actuellement à 70% par le gouvernement.

Alors que les

bonus des banquiers
ne semblent guère avoir diminué malgré la crise et les promesses, le dirigeant admet, dans une interview publiée vendredi par le Daily Mirror, que son salaire peut paraître incompréhensible.

Footballeurs vs banquiers

"Les gens se plaignent parfois de l'argent que gagnent les pop stars, ou les footballeurs de première division, mais ils le tolèrent parce qu'ils leur apportent de l'amusement et de la distraction", remarque le patron.

"La difficulté pour nous banquiers, c'est que nous faisons plutôt penser les gens à leurs limites dans ce qu'ils peuvent s'offir, qu'à quelque chose d'excitant".

"Même mes parents pensent que je suis trop payé, ce qui ne signifie pas qu'ils ne sont pas fiers de moi, mais je suis bien loin du monde où j'ai grandi", reconnaît M. Hester, 49 ans en décembre, dont le premier emploi a consisté à emballer des bonbons.

Le patron de RBS devrait toucher un maximum de 9,7 millions de livres, étalés jusqu'en 2014, s'il parvient à faire repasser le prix du titre RBS à 70 pence à la Bourse de Londres, où il valait 48,5 pence vendredi matin après être tombé jusqu'en 10 pence en janvier.

Scandale

Un

redressement de l'établissement
qui lui vaut une certaine indulgence des medias, contrairement à son prédécesseur, Fred Goodwin, 51 ans, dont les conditions de retraite dorée à 703.000 livres par an avaient été révélées en février quasi-simultanément avec des pertes annuelles record de 27 milliards de livres pour la banque. Après plusieurs mois de controverse, M. Goodwin avait finalement accepté de réduire le montant de sa retraite.

M. Goodwin, dont la maison écossaise avait été vandalisée en mars, se fait extrêmement discret depuis un an, et n'a pas repris d'activité, contrairement à celui de HBOS (rachetée par Lloyds TSB pour former Lloyds Banking Group), Andy Hornby, 42 ans, qui dirige à présent la chaîne de pharmacie et para-pharmacie Alliance Boots.

E.M. avec AFP
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