Le Trésor américain détaille son plan pour les banques

0 contributions
Publié le 23 février 2009.

Si le privé ne peut pas répondre aux besoins en capital des banques, les finances publiques seront dans un deuxième temps mises à contribution.

Le département américain au Trésor a annoncé lundi 23 février les nouvelles modalités de

recapitalisation des banques
par l'Etat, qui consisteront, si le privé ne peut pas répondre aux besoins en capital, à émettre de nouvelles actions préférentielles convertibles en actions communes. Ces modalités, qui expliquent comment le Trésor va désormais conduire le plan de stabilité financière voté par le Congrès en octobre, s'appliqueront à partir de mercredi 25 février.

La première étape consistera à évaluer "les besoins en capitaux des grands établissements bancaires américains (...) dans un contexte économique plus difficile". Pour les banques ayant besoin de capitaux, "les établissements auront une occasion de se tourner d'abord vers des sources privées de capital", a expliqué le Trésor. Si l'offre privée ne suffit pas, les finances publiques seront mises à contribution.

"Tout capital de l'Etat sera sous forme d'actions préférentielles obligatoirement convertibles, qui seraient converties en actions communes (avec droit de vote, ndlr) seulement si cela s'avère nécessaire avec le temps pour maintenir les banques dans une position bien capitalisée", a ajouté le Trésor. Jusque-là, l'Etat s'était contenté d'actions préférentielles, qui lui offrent un rendement conséquent, mais qui ne lui offrent aucun droit de vote.

Cette nouvelle politique pourrait aboutir à ce que l'Etat devienne l'actionnaire de référence des banques les plus en difficulté, dans lesquelles le privé ne veut plus investir. Vendredi 20 février, le cours des actions des deux banques que le Trésor a le plus recapitalisées, Bank of America et Citigroup, s'était une nouvelle fois effondré. Dimanche 22 février au soir, le Wall Street Journal a indiqué que pour Citigroup, les autorités américaines envisageaient une nationalisation partielle du groupe bancaire, au terme de laquelle elles s'empareraient de 25 à 40% du capital.

E24 avec AFP
Emploi

En partenariat avec Monster.fr

  • Trouvez le poste qui vous convient

    Retrouvez les dernières offres d'emploi sur toute la France et dans tous les secteurs avec 20minutes.fr et Monster.fr

publicité
publicité
Image et Son
399 €
publicité
publicité
Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr