Rien ne va plus chez Veolia Environnement. Préalablement à une réunion avec les investisseurs le 22 octobre, le groupe de services collectifs a averti dimanche soir 19 octobre qu'il table sur une quasi-stabilité de sa capacité d'autofinancement opérationelle en 2008, alors que début août, il visait une progression de 6% de cet indicateur de performance. La capacité de financement opérationnelle mesure la trésorerie générée par l'activité du groupe, présent dans la propreté, l'eau, l'énergie et le transport.
Ce nouvel avertissement s'explique par les effets du ralentissement économique sur les métiers de la propreté et par une baisse des volumes d'eau vendus en Europe, indique Veolia dans un communiqué de presse. Au cours du premier semestre, l'eau et la propreté avaient affiché les moins bonnes performances du groupe en termes de contribution à la capacité d'autofinancement opérationnelle.
Début août, le groupe avait annoncé une série d'initiatives visant à réduire ses coûts d'exploitation. L'objectif de 400 millions d'euros d'économies en deux ans est ainsi confirmé, dont 180 millions d'euros à trouver en 2009.
A la suite de cette annonce, la banque Goldman Sachs a décidé de placer sous revue ses prévisions de résultat, son objectif de cours de 41 euros et sa recommandation, actuellement à "neutre", sur la valeur. Et la sanction boursière est tombée dès le lundi 20 octobre: le titre chute de 21,5% à 18,395 euros à 16h13, dans un marché parisien en hausse (+2,8%).
La chute de Veolia en Bourse pèse également sur son principal concurrent, Suez Environnement. Son cours recule de 4,8% à 15,6 euros. Contacté par plusieurs agences de presse, ce dernier a décidé de a indiqué qu'il n'avait pas de raison de modifier ses principaux objectifs financiers - à savoir un résultat brut d'exploitation 2008 compris entre 2,1 et 2,15 milliards d'euros et un ratio de dette nette sur résultat brut d'exploitation inférieur à 3 entre 2008 et 2010.