Banques: plus de fonds propres, moins de dividendes

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Publié le 2 septembre 2009.

Le gouverneur de la Banque de France estime que les banques devraient privilégier leur santé bilantielle à celle de leurs actionnaires et de leurs traders.

Les banques devraient privilégier le renforcement des fonds propres au versement de dividendes et de bonus, selon le gouverneur de la Banque de France.

"Je voudrais souligner que ces bénéfices devraient en priorité servir à améliorer les ratios capitalistiques et permettre aux banques de se concentrer sur leur principal rôle: financer l'économie", a déclaré Christian Noyer lors d'une conférence à Buenos Aires.

Standard mondial

Christian Noyer a également appelé à l'adoption rapide de règles comptables standardisées à l'échelle mondiale ainsi qu'à la reconnaissance des accords de Bâle II. Il a en particulier appelé les Etats-Unis a signer ces accords sur la capitalisation des banques le plus rapidement possible.

"Il aurait certainement été utile" que les règles de Bâle II aient été mises en place à l'échelle mondiale avant que la crise ne se déclare en 2008, comme cela était initialement prévu, a indiqué Christian Noyer.

"En matière prudentielle, le premier impératif est d'améliorer la qualité du capital et d'harmoniser sa définition", a ajouté le gouverneur de la Banque de France.

Christian Noyer a en revanche douté de l'intérêt d'évaluer l'importance de l'effet de levier. "Devrions-nous ajouter à notre arsenal une mesure simple permettant d'évaluer l'importance de l'effet de levier afin de mieux anticiper les risques de formation de bulles d'actifs ? Je suis pour ce qui me concerne assez dubitatif sur ce point."

Réforme institutionnelle

Le responsable a estimé que le Fonds monétaire international et le Conseil de stabilité financière devaient être repensés. Si le FMI doit être réformé pour donner plus de poids aux économies émergentes, cela ne doit pas se faire aux dépens de la participation européenne, a-t-il jugé.

La possibilité de l'émergence d'un système monétaire international "multi-devises" méritait d'être examinée. Le dollar américain reste la principale devise de réserve, et l'euro "joue un rôle majeur", a déclaré Christian Noyer.

"Toutefois, l'importance croissante d'autres devises, à condition qu'elles soient parfaitement convertibles et échangeables sans aucune restriction, laisse penser qu'une nouvelle configuration pourrait apparaître, dans laquelle un nombre croissant de devises pourraient bénéficier d'un statut de devise internationale", a-t-il expliqué.

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