Le constructeur d'automobiles japonais Suzuki Motor, également connu pour ses
deux-roues, a indiqué ce mardi qu'il pourrait endurer des pertes financières
de plus de 200 millions d'euros
Suzuki a indiqué que le groupe GM avait à son égard un encours total de dettes de 71,6 milliards de yens (environ 550 millions d'euros) correspondant à des crédits, investissements et garanties de paiement. Sur cette somme, 29,4 milliards de yens (225 millions d'euros) relèvent de prêts et pourraient ne pas être recouvrés ou n'être remboursés qu'avec retard, a précisé le groupe japonais.
Suzuki pourrait revoir ses prévisions de résultats financiers annuels pour l'exercice d'avril 2009 à mars 2010, prenant en compte ce préjudice si nécessaire. Ce spécialiste des petites voitures pense pour l'heure terminer l'année avec un bénéfice net de 5 milliards de yens (39 millions d'euros).
Le groupe japonais a cependant assuré qu'il prévoyait de poursuivre sa coopération avec GM, lequel s'est déclaré lundi 1er juin en cessation de paiement pour pouvoir redémarrer sur de nouvelles bases assainies avec l'aide des pouvoirs publics américains. "La principale raison de la faillite de GM, c'est qu'il ne fabrique que des grosses automobiles et ne propose pas de modèles compacts", a confié à la presse le PDG de Suzuki, Osamu Suzuki.
"Comme ce fait est clairement établi, la remise en route de GM pourrait être rapide", a-t-il ajouté.
Suzuki est un des rares constructeurs à traverser la crise de la demande
mondiale d'automobiles sans trop de dommages, grâce à ses petites voitures
très appréciées en Inde où il contrôle grosso modo la moitié du marché. Il a
néanmoins dû adapter ses effectifs à la crise et a