Google qui souhaite créer une immense bibliothèque virtuelle, a réussi en octobre 2008 à mettre dans sa poche les éditeurs et les auteurs américains, au terme d'une bataille juridique de 2 ans, visant à se partager les bénéfices liés à cette exploitationdes (63% pour les droits d'auteurs et 37% pour Google). Il tente maintenant de pénétrer le vieux continent.
L'accord amércicain implique aussi les éditeurs européens car le moteur de recherche souhaite mttre à disposition des internautes américains des livres européens introuvables dans les librairies américaines. Cet accord a entraîné une levée de bouclier en Europe. L'association nationale des éditeurs italiens a estimé vendredi qu'il "violait plusieurs points de la convention de Berne sur les droits d'auteur, qui affirme la nécessité d'un accord préalable pour toute utilisation des oeuvres".
Google a tenu à rassurer et a fait savoir, lundi 7 septembre, qu'il apporterait certaines garanties aux européens pour mettre en ligne ces ouvrages non disponibles aux Etats-Unis."De tels livres ne pourront être proposés aux utilisateurs américains (de Google) qu'avec l'autorisation expresse des détenteurs de droits", a martelé le groupe dans un communiqué.
Accord en vue avec la BnF
Pour ne pas être exclu d'un marché prometteur, Google tient à soigner son image face aux Européens. Il doit faire face aux réticences européennes à son projet de numérisation de millions de livres tombés dans le domaine public et conservés dans les grandes bibliothèques nationales ou universitaires.
La Bibliothèque nationale de France (BNF) a relancé la polémique en révélant être en négociation avec le géant américain, dans l'espoir de réduire les frais de la numérisation de ses collections. Le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, qui devrait trancher dans les prochains mois, a déjà averti que la "numérisation" du patrimoine français ne pourrait se faire que "dans une garantie d'indépendance nationale absolue".
"La digitalisation des livres est une tâche herculéenne que le secteur public doit mener, mais qui nécessite également le soutien du secteur privé", ont pour leur part indiqué lundi les deux commissaires européens en charge du dossier, Viviane Reding et Charlie McCreevy.