Le patron de General Electric renonce à son bonus

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Publié le 18 février 2009.

Jeffrey Immelt a décidé de renoncer à plus de 12 millions de dollars de bonus et autres rémunérations indexées sur la performance, au regard de résultats financiers qu'il juge décevants.

Le directeur général de General Electric a décidé de renoncer à plus de 12 millions de dollars de bonus et autres rémunérations indexées sur la performance, au regard de résultats financiers qu'il juge décevants.

"Je recommande au Conseil d'administration de ne pas m'accorder de bonus pour 2008", écrit Jeffrey Immelt dans une note interne obtenue par le Wall Street Journal. Immelt avait perçu à 5,8 millions de dollars de bonus en 2007. Le dirigeant a également décliné une rémunération spéciale payée en cash basée sur les performances de GE sur les trois dernières années. Cette gratification aurait atteint plus de 12 millions de dollars en liquide, selon le Financial Times.

La décision de Jeffrey Immelt a été approuvée par le Conseil d'administration du conglomérat industriel. Le Conseil de GE a par ailleurs confirmé son salaire annuel de 3,3 millions de dollars, écrit le Wall Street Journal.

La partie payée en liquide au dirigeant va en conséquence diminuer de 64% par rapport à l'an dernier, indique de son côté le Financial Times. Jeffrey Immelt continuera néanmoins à bénéficier du plan d'indemnisation mis en place en 2002. Dans le cadre de cet accord, le directeur général peut convertir des "performance-share unit" (PSU) en titres GE dans les cinq années suivantes si le groupe atteint certains objectifs de rentabilité et de cours boursier, selon les sources du journal.

Le patron de GE avait commencé à envisager de renoncer à ses primes l'an dernier alors qu'il était de plus en plus critiqué en raison de résultats inférieurs aux objectifs et de la dégringolade du titre du conglomérat industrie. General Electric a vu ses bénéfices chuter de 22% en 2008, à 17,4 milliards de dollars, tandis que le cours de son action s'est effondré de 56% l'an dernier.

"Mes indemnisations ne seront jamais un sujet embarrassant pour GE", a déclaré le dirigeant, cité par le Financial Times. "Elles seront responsables, (…) appropriées, (…) transparentes, (…) et elles reflèteront les performances financières de la société", a-t-il ajouté.

Jeffrey Immelt n'est pourtant pas un habitué des émoluments dithyrambiques, à l'inverse de plusieurs dirigeants de banques à Wall Street. En 2002, alors que les plans de stock-options rencontraient de plus en plus d'opposition aux Etats-Unis, le dirigeant avait choisi de se faire payer en PSU convertibles en actions GE seulement si le groupe atteignait certains objectifs précis. Il détenait à la fin de l'année dernière 1,6 million d'actions GE. La dernière revalorisation de son salaire datait en outre de 2005.

Julien Beauvieux
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