"Nous confirmons notre prévision de ventes à peu près stables à taux de change constants cette année", déclare Patrick Thomas, gérant d'Hermès, à l'occasion de l'assemblée générale des actionnaires du groupe de luxe mardi 2 juin. L'activité d'Hermès s'améliore depuis le début du deuxième trimestre, lui permettant de viser une croissance de l'ordre de 6 à 8%, a indiqué Patrick Thomas. "Mai et juin sont plutôt meilleurs (que le premier trimestre, ndlr) cela nous permet de dire que (l'activité) s'améliore en cumul d'un point de pourcentage par mois", a-t-il déclaré lors de l'assemblée générale des actionnaires. Hermès a enregistré au premier trimestre une croissance de son chiffre d'affaires de 3,2%, mais un recul de 4,7% à taux de change constants. En 2008, la croissance a été de 8,6% (+10,2% à change constants) à 1,76 milliard d'euros.
Incertitude
Son concurrent LVMH, leader mondial du secteur, avait également fait part mi-mai d'une "très légère amélioration" de son activité en avril, tout en restant extrêmement prudent pour les mois à venir. "L'environnement reste plus qu'incertain", a confirmé Patrick Thomas. Il a également déclaré que les effets de la crise économique sur le pouvoir d'achat étaient encore à venir et qu'il était "illusoire" de penser que le groupe de luxe faisait exception en étant épargné par la dégradation de l'environnement économique.
Pas de CAC 40
Interrogé par un actionnaire sur une éventuelle intégration d'Hermès au CAC 40, le président du conseil de surveillance du groupe, Jérôme Guerrand, a déclaré : "Ce n'est pas nous qui décidons mais un comité scientifique. Mais ce n'est pas fatalement une bonne chose." Il a ajouté qu'une intégration à l'indice phare de la place parisienne risquait de provoquer "des effets de Yo-Yo" sur le titre et s'est dit attaché à la valeur patrimoniale de la société. Le titre Hermès a terminé mardi en hausse de 0,24% à 96,745 euros, en ligne avec l'indice sectoriel européen (+0,22%).