L'Ecofin dit oui à Paris. Les ministres européens des Finances se sont mis d'accord, mardi 4 novembre, dans les grandes lignes pour soutenir des principes formulés par la présidence française de l'UE sur la refonte du système financier international, a indiqué la ministre française de l'Economie Christine Lagarde.
"Sur la base du papier que la présidence française avait soumis (...), nous avons pu trouver une convergence de vues sur les moyens renforcés de la surveillance, sur les principes et valeurs fondamentaux auxquels nous croyons", a indiqué Christine Lagarde lors d'une conférence de presse, à l'issue d'une réunion avec ses homologues européens. Ces principes "peuvent se résumer à la nécessité de ne pas opérer de repli protectionniste d'une part, et en même temps de faire jouer les règles du marché dans le cadre d'une régulation appropriée et ne laissant ni des acteurs, ni des produits, ni des territoires hors régulation dans le domaine financier", a-t-elle ajouté.
Vers Washington
La France, qui préside l'UE, a proposé un certain nombre de mesures face à la crise des marchés, dans un document étudié mardi par les grands argentiers européens. Elles doivent servir à préparer les propositions européennes pour le sommet de Washington le 15 novembre sur la réforme du système financier mondial. Elles seront encore précisées, "aux vues des remarques qui ont été faites" par les ministres des Finances, et serviront ensuite de "base de travail" lors d'une réunion extraordinaire des dirigeants européens vendredi à Bruxelles, a précisé Mme Lagarde.
Dans son document, la France propose de promouvoir la transparence et une plus grande responsabilité des acteurs financiers, de renforcer la régulation des marchés, de réduire les pratiques à risque, d'améliorer la supervision ou encore de renforcer le rôle du FMI dans la surveillance.
Pivot
Lors de la réunion mardi, "nous avons également considéré qu'en matière institutionnelle, il était important de confier au Fonds monétaire international un rôle pivot", a indiqué Mme Lagarde. "Il faut renforcer l'efficacité du FMI, il faut adapter ses priorités d'actions et ses instruments", a renchéri le commissaire européen aux Affaires économiques Joaquin Almunia.