Le remboursement éventuel du prêt de 300 millions d'euros consenti à Alitalia par le gouvernement italien n'incombera pas aux repreneurs italiens regroupé au sein de Compagnie aérienne italienne, a assuré mardi le ministre des Transports. Si Bruxelles, qui doit annoncer sa décision à la mi-novembre, juge que ce prêt accordé en avril est une aide d'Etat illégale, cette somme "resterait (dans les comptes) de la société mise en liquidation et le commissaire (extraordinaire d'Alitalia, Augusto) Fantozzi devra donc la restituer avec les revenus qu'il tirera de ce qu'il vendra", a expliqué Altero Matteoli, cité par l'agence Ansa.
La dette reste en revanche dans la "vieille" Alitalia et les activités que les repreneurs ne veulent pas garder doivent être cédées par le gestionnaire. La Cai avait précisé vendredi 31 octobre que son offre de rachat restait "conditionnée" à la décision de Bruxelles, qui avait déjà jugé en juillet qu'à ce stade de l'enquête, ce financement public était illégal et devait donc être remboursé.