Ingénierie: retour à une croissance dynamique dès 2011

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Publié le 23 octobre 2009.

L'ingénierie française devrait renouer avec son fort niveau de croissance dès 2011. A cause de la crise, ce secteur connaît actuellement des difficultés conjoncturelles.

Le volume d'activité de l'ingénierie devrait baisser de 6,5% en 2009 et de 2,1% en 2010, selon une étude réalisée par la BIPE à la demande de l'association patronale Syntec-Ingénierie. Depuis huit ans, la croissance annuelle moyenne du secteur en volume était très dynamique, puisqu'elle s'élevait à 4,5%.

Le secteur de l'ingénierie de l'industrie et de la construction, qui pèse 36 milliards de chiffre d'affaires et emploie 215.000 personnes, est victime d'une chute des investissements. Dans l'industrie, la construction et les services, ils diminueront de -7,1% en 2009 et -2,1% en 2010.

Reprise des investissements

Le secteur devrait néanmoins retrouver "dès 2011" une croissance de l'ordre de 4 à 5%, estime Alain Bentéjac, président de Syntec.

Dans le détail, le BIPE prévoit une reprise des investissements industriels de +2% en volume à partir de 2011. Ceux-ci seront néanmoins disparates selon les branches: plutôt faibles dans l'automobile (+0,9%), et dynamiques dans les biens d'équipement (+2,6%).

Mais la hausse des investissements ne sera pas suffisante. Pour que la croissance actuellement "molle" retrouve son niveau d'antan, et que les entreprises françaises renouent avec une réelle compétivité, la mise en œuvre de politiques de compétitivité industrielle et surtout de croissance verte sera nécessaire, estime Syntec-Ingénierie. C'est à cette condition que les taux de croissance atteindront les 4 à 5%.

Croissance verte

La demande dans des secteurs comme l'énergie, le nucléaire ou les infrastructures permettrait en effet à l'ingénierie de se remettre sur pied. C'est pourquoi la fédération patronale encourage des actions concrètes pour exploiter ces domaines. Il s'agit par exemple d'améliorer l'efficacité énergétique des bâtiments (objectif fixé par le Grenelle de l'environnement), ou de réaliser des travaux d'infrastructures de transports (envisagé dans le cadre du Grand Paris), rapporte le quotidien Les Echos.

La profession a également signé avec le ministère de l'Ecologie une convention d'engagements "volontaires" portant sur différentes mesures facilitant la mise en œuvre du développement durable.

D'autre part, Syntec-Ingénierie convoite une partie du Grand emprunt pour financer notamment des projets "verts".

Marion Lippmann
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