Freddie Mac, l'organisme de refinancement hypothécaire américain, a annoncé lundi 2 mars la démission effective au 13 mars de son patron David Moffett. Par ailleurs, Freddie Mac a confirmé qu'il comptait réclamer une rallonge de 30 à 35 milliards de dollars au Trésor. Une demande avait été évoquée fin janvier. L'organisme entend ainsi revenir à une situation positive.
"J'ai aimé le temps passé comme directeur général de Freddie Mac et je forme mes meilleurs voeux pour ses formidables employés dans les jours à venir", a déclaré M. Moffett, cité dans un communiqué, précisant qu'il voulait retrouver "un poste dans le secteur des services financiers". Le président du conseil d'administration John Koskinen a indiqué qu'il nommerait un patron à titre intérimaire afin que David Moffett soit remplacé dès son départ. "Le conseil continue à s'engager pleinement à faire en sorte que la société joue son rôle essentiel de soutien du système de financement hypothécaire dans ce difficile climat économique", a-t-il dit, cité dans le même communiqué.
Freddie Mac, placé en septembre sous la tutelle des pouvoirs publics, avait indiqué dès janvier qu'il s'apprêtait à réclamer entre 30 et 35 milliards de dollars au Trésor, pour revenir à une situation nette positive. Cette somme sera puisée dans la ligne de crédit prévue par les pouvoirs publics pour faire en sorte que les actifs du groupe restent toujours au moins égaux à son passif, d'un montant porté en février par les pouvoirs publics de 100 à 200 millions de dollars.
Fannie Mae, généralement jugé moins mal en point que Freddie Mac, a annoncé jeudi 26 février une perte nette colossale de 59 milliard de dollars pour 2008, et réclamé au Trésor une aide de 15,2 milliards de dollars pour couvrir ce trou. Freddie Mac n'a pas fourni d'évaluation sur le montant attendu de ses pertes au quatrième trimestre, ni avancé de date pour leur publication. Il avait déjà obtenu 13,8 milliards de dollars du Trésor après la publication de ses résultats du troisième trimestre.