L'Etat finance de moins en moins de préretraites mais cela s'accompagne
depuis 2002 d'une augmentation "très sensible du nombre d'entrées en
chômage indemnisé des
Fin décembre 2007, la métropole comptait 81.025 salariés du privé en préretraite, contre 237.715 en 1996. La dépense pour l'Etat s'élevait à 795 millions d'euros, hors cessation d'activité amiante, contre plus de 2 milliards d'euros en 2002, selon l'étude.
L'Etat a mis en place des dispositifs de préretraites à partir de 1963 (Allocation spéciale du Fonds national de l'emploi, AS-FNE) et jusqu'aux années 2000, aux sigles divers (PRP, ARPE, CAATA, CATS) pour limiter l'impact des licenciements. Les bénéficiaires étaient majoritairement des hommes, ouvriers ou employés. Il était communément admis que cela favoriserait l'embauche de salariés plus jeunes, et devait servir aussi à permettre à des salariés ayant connu des conditions de travail éprouvantes, voire dangereuses, de s'arrêter.
Les conditions d'accès aux dispositifs ont ensuite été restreintes, la charge financière étant alourdie d'autant pour les entreprises, avant un coup d'arrêt en 2003. Certaines entreprises, surtout les grandes, continuent d'organiser le départ de salariés âgés en préretraite, sans aucun recours à un financement public (préretraite maison, dispense d'activité, congé de fin de carrière). Elles doivent payer une taxe au Fonds de solidarité vieillesse, augmentée en 2007.