C'est une nouvelle preuve que l'immobilier est en crise. Le nombre de transactions immobilières (neuf et ancien) devrait chuter de 25% en 2008, passant de 870.000 ventes en 2007 à 650.000, selon la note de conjoncture immobilière des Notaires de France publiée jeudi 23 octobre.
La baisse laisse entrevoir une aggravation plus brutale sur le marché du neuf. Les transactions ont reculé de 33,9 % au 26 août, soulignent les Notaires de France en se référant aux données de la Fédération des promoteurs constructeurs. Pour les logements anciens, la dernière note de conjoncture mensuelle de la FNAIM, la fédération des agents immobiliers, prévoyait une baisse des transactions "de l'ordre de 10 à 15%" en 2008. "Le nombre de transactions est ramené au volume des années 1993-1994", indique Me Pierre Bazaille, auteur de cette note.
Pas de baisse prononcée des prix en 2009.
Pourtant, malgré ce blocage des transactions sur le marché, les vendeurs ne font pas d'efforts sur les prix. Ils continuent même de grimper dans l’ancien de 3,6% pour les appartements et de 4,3% pour les maisons, entre juillet 2007 et juin 2008, d’après l’indice Notaires-INSEE province.
A Paris, les appartements prennent même 10,1%. En province, la plus forte variation de prix sur un an est enregistrée à Nice avec une hausse de 7,2% pour les appartements et de 10,5 % pour les maisons. Seules quelques villes comme Rennes, Belfort, et Annecy, commencent à voir baisser le prix des appartements. A Mulhouse, c'est le prix des maisons qui a baissé.
2009 sera-t-elle l'année pour investir? Les Notaires de France ne croient pas "en l’état actuel à une baisse très prononcée des prix sur 2009, sauf si la crise financière devenait économique avec une augmentation brutale et volumineuse du chômage." La Chambre nationale des Notaires envisage seulement "une amorce dans la baisse