Le gouvernement britannique pousse les banques à se remettre à prêter

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Publié le 4 novembre 2008.

Le gouvernement rappelle avoir pris "des mesures vigoureuses et le faisait pour que les prêts bancaires puissent reprendre".

Même message qu'en France mais avec une pression un peu moins forte. Le ministre britannique du Commerce, Peter Mandelson, a indiqué ce mardi que "tout le monde serait surpris et déçu" si les banques britanniques, au secours desquelles le gouvernement a volé le mois dernier, ne se remettaient pas à fonctionner un peu plus normalement.

Interrogé sur la radio BBC4 sur le fait que les banques du pays ne semblent pas pressées de répercuter à la clientèle les récentes baisses de taux d'intérêt de la banque d'Angleterre, Mandelson a remarqué que "les banques étaient dans une situation délicate, étant donné le trou dans lequel beaucoup d'entre elles sont tombées, et donc il est difficile de prédire exactement quand, comment et à quel rythme elles seront capables de réagir à la fois aux mesures de recapitalisation et aux taux d'intérêt plus bas". "Mais quand les taux d'intérêt sont abaissés, il n'est pas déraisonnable que les clients y trouvent quelque bénéfice, a-t-il ajouté.

Il a rappelé que le gouvernement avait pris "des mesures vigoureuses et le faisait pour que les prêts bancaires puissent reprendre", et prédit que "de nombreux clients des banques allaient leur poser des questions difficiles" désormais.

"Nous ne pouvons les forcer à agir sauf bien sûr quand nous sommes un actionnaire puissant", a indiqué Mandelson, observant néanmoins qu'il y avait des "conditions attachées", notamment sur les prêts, à l'aide du gouvernement. Autre différence de taille avec la France: le gouvernement va entrer au capital de Royal Bank of Scotland, HBOS et Lloyds TSB.

"Tout le monde serait surpris et déçu si les banques ne réagissaient pas", a-t-il insisté avant de noter que les Britanniques attendent "des réponses" de la réunion prévue le 11 novembre entre les petites entreprises et les banques. "En tant qu'actionnaires, nous avons le droit d'exprimer nos opinions et elles seront communiquées aux banques, et pour les banques dont nous ne sommes pas actionnaires, nous les exhorterons à agir d'une façon qui soit à la fois dans leurs intérêts et dans ceux de leurs clients", a-t-il conclu.

E24 avec AFP
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