L'Assemblé a adopté mardi 4 novembre les crédits de la mission enseignement scolaire pour 2009, le premier poste de dépenses du budget de l'Etat. "Le budget de l'Education nationale continue de progresser de 2,06% pour atteindre un total de 59,9 milliards d'euros", a déclaré le ministre de l'Education Xavier Darcos. L'opposition a déploré les suppressions de postes.
Echec
Dans l'hémicycle désert, une poignée de députés de l'opposition a relayé les protestations de plusieurs centaines d'enseignants spécialisés dans l'échec scolaire en posant à plusieurs reprises la question de la "suppression" de 3.000 postes dans les Réseaux d'aides spécialisées aux élèves en difficulté ("Rased"). "Non, nous ne supprimons aucun poste de maîtres spécialisés. Pour une partie d'entre eux - 3.000 sur un peu plus de 11.000 - nous les réaffectons dans des classes où nous avons besoin d'eux", a répondu à chaque fois le ministre, plaidant pour "une expérimentation" d'un an.
Xavier Darcos a aussi mentionné la réforme des lycées (enseignement par semestres...) qui "n'a aucune conséquence budgétaire sur le projet de loi de finances 2009": "si nous ne renouvelons pas 2.000 postes d'enseignants du secondaire à la rentrée 2009, c'est parce qu'il y aura 22.000 élèves en moins dans les classes du second degré".
Chiffres à l'appui, le ministre a assuré que les classes n'étaient pas en moyenne plus surchargées qu'il y a quelques années: "vous ne pouvez pas dire que l'offre éducative diminue. C'est tout simplement faux", a-t-il lancé à l'opposition.
Copie et malaise
"Le budget de l'enseignement scolaire 2009 est une copie conforme de celui que vous nous présentiez l'an dernier en pire", avait lancé la députée PS Sandrine Mazetier, qui avait participé à la manifestation de soutien à l'enseignement public à Paris mi-octobre.
Evoquant le "malaise" des enseignants, le ministre a estimé: "Le système éducatif n'est pas fait pour les enseignants, il est fait pour les élèves et pour la famille".