"Nous devrions nous préparer à une traversée du désert." Le patron de Porsche et président du conseil de surveillance de Volkswagen, Ferdinand Piëch, n'y va pas par quatre chemins lorsqu'il évoque l'avenir de l'industrie automobile. En cause: la crise financière. Une crise, qui, à long terme, devrait profiter à Volkswagen, selon celui que les allemands surnomment le "patriarche".
Jusque là, il est le seul des trois grands constructeurs allemands à être resté plutôt à l'abri de la dégradation brutale du marché automobile. Et ce, alors que son grand actionnaire Porsche s'apprête à en prendre le contrôle le mois prochain.