Outre la gestion d'un marché automobile en chute libre, l'année 2009 reste pour le groupe PSA Peugeot-Citroën l'année de la gestion au plus près de la trésorerie. Un objectif qui passe par une réduction aussi rapide que possible des stocks et la poursuite des mesures d'économies définies dans le cadre du plan CAP 2010.
Ce plan, qui repose sur quatre piliers (qualité des véhicules, plan produit plus dynamique, réduction des coûts de production et développement international), a permis au groupe d'économiser 1,4 milliard d'euros l'an dernier, après 932 millions d'euros en 2007. Mais ces économies n'ont pas été suffisantes face à la chute des ventes, à l'évolution erratique des matières premières et des devises (notamment la livre sterling).
Le groupe estimait récemment que les besoins financiers de ses activités industrielles et commerciales -4 milliards d'euros cette année- seront en grande partie couverts par le prêt de 3 milliards d'euros de l'Etat français. Mais ces aides seront-elles suffisantes si le marché automobile décroche cette année au rythme inquiétant constaté depuis le début de l'année? Entre janvier et avril, les ventes européennes de véhicules ont baissé de 16% et PSA a fait moins bien que le marché, si l'on en croit les dernières statistiques de l'association européenne des constructeurs automobiles.
Certains courtiers estiment que le deuxième constructeur automobile européen devra réaliser une augmentation de capital pour pouvoir profiter d'une éventuelle reprise du marché à partir de 2010, et participer à une consolidation de l'industrie automobile en Europe, où les surcapacités de production restent importantes. PSA pourra difficilement faire l'impasse sur un nouveau plan d'économies. D'autres mesures, comme une diminution dans la participation dans Faurecia ou l'ouverture du capital de sa filiale financière Banque PSA Finance, pourraient être un moyen de trouver de l'argent frais et préparer un rapprochement avec un autre constructeur dans de bonnes conditions.