Face à la chute de la production, les constructeurs américains font maigrir leur appareil industriel à vitesse accélérée. Chrysler a annoncé jeudi 23 octobre qu'il allait éliminer 1.800 postes d'ici la fin de l'année. Le groupe va fermer plus rapidement que prévu une usine spécialisée dans les 4x4. Un type de modèle dont les ventes dégringolent littéralement (près de -20% en septembre). Dans le même temps, Chrysler va réduire les effectifs dans une autre usine.
"En réponse au ralentissement continu de l'économie mondiale et à la contraction du marché automobile, ainsi qu'à l'évolution du marché vers des véhicules plus petits, Chrysler annonce l'élimination d'une équipe dans son usine de montage de Toledo (Ohio, nord) et l'avancement de la fermeture de l'usine de Newark (Delaware)", a précisé le groupe.
De son côté, General Motors procédera à des licenciements secs à partir de la fin 2008 et du début 2009. Le nombre précis n'est pas encore connu. Le programme de départs volontaires ne suffit plus au constructeur américain pour faire face à ses difficultés.
Citant lui aussi un marché automobile "dégradé" et "des perspectives très préoccupantes" pour l'économie mondiale, la direction de GM "est en train de prendre des mesures au niveau mondial pour répondre à notre besoin croissant de conserver nos liquidités", peut-on lire dans une lettre de la direction aux salariés, postée sur le site du quotidien Wall Street Journal.
Début octobre, l'agence de notation Standard and Poor's a diagnostiqué que GM pourrait avoir un sérieux problème de trésorerie dès l'an prochain. General Motors a accumulé plus de 66 milliards de dollars de pertes depuis 2005.