Le député PS Alain Vidalies s'est interrogé sur le cas de quelques ex-traders français de Londres ayant touché jusqu'à 6.366 euros mensuels d'indemnité-chômage alors qu'ils n'ont jamais cotisé en France, dans une question écrite à la ministre de l'Economie Christine Lagarde.
"Pour y parvenir, il leur suffit de justifier en France - à leur retour - d'un contrat de travail dont la durée est comprise entre un et vingt huit jours", écrit Alain Vidalies, évoquant des traders qui ont travaillé à la Bourse de Londres ou dans d'autres pays de l'UE. "Ainsi, grâce à cette astuce, ils reçoivent des indemnités chômage qui peuvent atteindre 6.366,80 euros par mois bien que n'ayant jamais cotisé aux Assedic", ajoute-t-il.
Le député des Landes demande à Christine Lagarde "de bien vouloir lui confirmer la réalité de cette pratique surprenante, de lui préciser le nombre des heureux bénéficiaires et le montant ainsi déboursé par l'Unedic". Celle-ci avait reconnu le 24 septembre 2008 la possibilité "exceptionnelle" que d'anciens financiers puissent, après avoir perdu leur emploi à Londres, bénéficier d'une indemnisation allant jusqu'à 6.366 euros mensuels, comme le révélait Le Point. L'Unedic évoquait alors "24 demandeurs d'emploi indemnisés sur la base d'un salaire supérieur à 7.000 euros net mensuel" perçu en Europe, dont 4 sur un salaire touché en Angleterre.