"Le processus est toujours ouvert à tous les candidats". Alors qu'un accord préliminaire a déjà été signé entre Opel et l'équipementier canadien Magna, Ulrich Wilhelm, le porte-parole du gouvernement allemand n'a pas fermé la porte aux autres candidats à la reprise dela filiale de GM. L'italien Fiat avait aussi déposé une offre, tout comme le constructeur chinois BAIC. Selon la presse, des représentants de BAIC ont rencontré mardi des représentants du gouvernement allemand.
Interrogé par l'AFP, un porte-parole d'Opel s'est refusé à tout commentaire.
Dans la nuit de vendredi à samedi, le gouvernement a annoncé que l'équipementier Magna, adossé à la banque semi-publique russe Sberbank, avait signé une lettre d'intention pour reprendre les activités européennes de l'américain en dépôt de bilan General Motors -à l'exclusion du suédois Saab.
Lettre d'intention
Mais attention. Une lettre d'intention n'est pas encore un accord définitif et les discussions sont en cours entre Magna et GM. Elles ne sont pas certaines d'aboutir et devraient durer plusieurs semaines, a prévenu Magna. En attendant, Opel a été placé dans une société fiduciaire, présidée par le président de la chambre de commerce germano-américaine, le banquier Fred Irwin, et codirigée par des conseillers du gouvernement et le management de GM.
Au total, Berlin va prêter 1,5 milliard d'euros à cette société, pour lui éviter la faillite. Le gouvernement a déjà versé 300 millions d'urgence, selon le ministère des Finances. Cette somme avait pourtant été à l'origine d'une vive polémique entre GM et Berlin la semaine dernière, faisant capoter une première nuit de négociations. Finalement, c'était Magna qui devait la fournir.
Retournement de situation cette semaine: le gouvernement y a pourvu, estimant mercredi qu'un prêt de Magna aurait occasionné des coûts pour Opel. Le feuilleton n'est décidemment pas fini.