Satanisme et chemises brunes

Publié le 4 mars 2006.
Les satanistes préoccupent la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes). Le rapport annuel de l’organisme évoquera cette question en mars. Ce texte estime qu’« aujourd’hui érigé en phénomène de mode et filon commercial, le romantisme noir, dont les adeptes du diable représentent la frange extrême et la plus subversive, est plus qu’une simple tendance ». Si le mouvement gothique, libertaire et esthétisant, diffère du satanisme, il reste selon la mission « une des portes d’entrée privilégiées ». Sur Internet, les jeunes seraient attirés, « via des entrées anodines, vers le commerce de la magie, des groupes sectaires, l’industrie pornographique » ou des organisations extrémistes. C’est ce qui inquiète le plus la Miviludes : la « récupération politique » des satanistes par des groupuscules extrémistes s’inspirant de l’idéologie néonazie. L’inflation des profanations de cimetières et des faits divers troublants, parmi lesquels des suicides de jeunes, avait amené à sonner l’alerte. Jacky Cordonnier, universitaire spécialisé dans les sectes, constate une « accélération » de ces phénomènes depuis cinq ans.
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