Fernando Gonzalez: «Nadal et Federer restent humains après tout»

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Publié le 24 mai 2010.

TENNIS - Le demi-finalistes de Roland-Garros 2009 se confie à 20minutes.fr...

De notre envoyé spécial à Roland-Garros

Ces derniers temps, Fernando Gonzalez a peu fait parler de lui. Et pour cause. Le Chilien revient d’une blessure au genou. Mais l’homme au coup droit supersonique l’assure: il est prêt pour  au moins atteindre le dernier carré de Roland Garros comme l’an dernier.  Son adversaire du premier tour, le Brésilien Tiago Alves, sait donc à quoi s’attendre.

A cause d’une blessure au genou,  vous arrivez à Paris avec très peu de rencontres sur terre battue. Le vivez-vous comme un gros handicap?

Cela  dépend de comment vous présentez le problème. Evidemment,  j’aurais préféré disputer plus de matchs, et avoir plus de victoires à mon compteur, mais je ne peux pas refaire l’histoire de ma saison. J’arrive plus frais, j’ai peu joué et donc lâché peu énergie ces dernières semaines. Je préfère me dire ça.

Votre demi-finale de 2009 vous met-elle une pression supplémentaire avant de débuter ce tournoi?

Si vous parlez de points à défendre, c’est le cas. Mais je me dis aussi que j’ai réussi un bon tournoi l’an dernier et que je suis donc capable de reproduire cette performance.

A propos de votre demi-finale perdue contre Soderling, on doit souvent vous reparler de ce fameux moment où vous effacez une marque de balle avec vos fesses pour protester contre une décision de l’arbitre…
Oh oui… Je sais que c’est devenu un moment presque légendaire, mais j’étais très embarrassé par mon attitude après. Je ne sais pas si c’était une attitude correcte ou pas, mais sur le moment j’ai juste pensé que la décision de l’arbitre était injuste et j’ai fait ce geste.

Au moins vous avez apporté un peu de folie à un sport qui en manque parfois…

J’ai le sang chaud. Et parfois ça me joue des tours. Après, je ne sais pas si c’est une bonne ou une mauvaise chose d’avoir ce caractère.  Les deux, je pense.  Je suis un joueur très instinctif, ce qui est bien. Mais parfois, il faut faire preuve de plus de calme. Surtout dans un sport comme le tennis.

Parfois, vous ne vous dites pas? «Je n’ai quand-même pas de chance de jouer à la même époque que Federer et Nadal.»
C’est sûr que ce n’est pas facile. Ils gagnent presque tous les tournois du Grand-Chelem depuis des années.  Mais je pense toujours avoir ma chance. Après tout, Nadal et Federer restent humains, ils perdent parfois des matchs. Il faut juste attendre son heure. Je continue à jouer pour gagner un Grand-Chelem, je m’entraîne pour et je crois pouvoir le faire.

Que pensez-vous de Rafael Nadal? Il paraît plus fort que jamais.
C’est vrai. Il est dans une très bonne forme. Je pense qu’il a pris un peu de temps pour lui ces derniers mois et maintenant on sent qu’il est de retour. Il sera à nouveau le favori. Comme d’habitude.

On parle de plus en plus d’un déménagement de Roland-Garros en dehors de Paris. Que vous inspire cette hypothèse?

J’adore cet endroit. C’est un tournoi tellement agréable et qui se joue en plus au cœur d’une magnifique ville. Roland-Garros est près de tout et c’est très pratique pour les joueurs. Il y a un charme indescriptible ici.
Propos recueillis par Alexandre Pedro
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