De Hugo Pratt à Patti Smith en passant par Picasso, il les a tous subjugués. Arthur Rimbaud a marqué toute la culture du siècle dernier. C'est ce que prouve ce passionnant parcours « Rimbaudmania ». On s'immerge en Rimbaldie avec neuf manuscrits du poète, « ces quelques feuillets écrits par un ado de 17 ans et sauvegardés par Verlaine », comme les décrit le commissaire Claude Jeancolas.
Affiches, string, fresque...
Ses vers, traduits dans toutes les langues, de l'hébreu au braille, ont alimenté l'imagination des dessinateurs, de compositeurs d'opéras, de chorégraphes… « Son icône a joué un rôle énorme dans la Rimbaud mania, autant que pour Che Guevara », souligne le commissaire. Icône que beaucoup de peintres se sont appropriée, livrant des portraits variés du poète, en ange pour Cocteau, un visage griffé pour Giacometti.
Dans chaque salle, on se penche sur un pan de son héritage : des pochettes de disques, l'affiche du film Total Eclipse avec Leonardo DiCaprio, un string avec sa célèbre photo et même une fresque de street art. Symbole de jeunesse et de révolte, Rimbaud choisit à 20 ans d'abandonner sa plume pour partir à l'aventure dans les colonies. Décision fondamentale dans le mythe pour le commissaire : « Il impressionne parce qu'il a pris la liberté de renoncer à son talent. »
De 2 à 4 €. Jusqu'au 1er août du mardi au dimanche de 13 h à 19 h à la Galerie des bibliothèques, 22, rue Mahler, 4e. M° Saint-Paul.