Le swing dont on jase actuellement, c'est lui : le west coast. Oubliés salsa, rock, boogie et macarena acrobatique. Cette danse de couple apparue aux Etats-Unis à la fin des années 1950, où elle prit la poussière pendant cinq décennies, fait actuellement valser ses concurrentes. « Le succès est fulgurant. Nous sommes obligés de dédoubler les classes pour accueillir les nouveaux », explique Jean-Jacques Galiena, gérant de l'école Diabolorock, qui organise des leçons chaque semaine à Paris. Même refrain dans toutes les grandes villes françaises où les cours de west coast swing se multiplient.
Bamba triste
Observé de loin, le ballet a un petit côté rock crevé, celui qu'on danse à la fin d'un mariage. « Les mouvements sont proches du rock, mais le rythme est plus lent et c'est très sensuel », précise Olivier, professeur belge qui officie dans toute l'Europe. Ni acrobatie ni frime... Le west coast swing a tout pour séduire les danseurs débutants. « On peut s'y mettre très tard, confirme Olivier. Cela permet de s'entretenir et de travailler notamment la musculation du tronc et des membres inférieurs. »
Mais la vraie clé du succès, c'est du côté de la bande-son qu'il faut la chercher. Aux airs swing, les seuls sur lesquels les puristes du genre acceptaient de se trémousser, ont succédé les tubes R&B. « On danse sur les morceaux qu'on entend en boîte. Forcément, ça attire les jeunes et on se retrouve avec toutes les classes d'âge dans nos cours », se réjouit Jean-Jacques Galiena.
Et sur la piste des dizaines de soirées à thème organisées tous les mois, jeunes et vieux ne font pas que danser. « C'est sûr qu'on fait pas mal de rencontres avec le west coast. La drague, ici, ça fait partie de la soirée », assure Hervé, deux ans de pratique. Depuis longtemps, les couples avaient les swingers parties, les soirées échangistes, pour s'encanailler. Aujourd'hui, les célibataires ont le west coast swing. Il ne tient qu'à vous d'entrer dans la danse.