Arnaud Lagardère, à la tête du groupe de médias éponyme depuis la mort de son père Jean-Luc en 2003, était soumis à la question mardi matin par des actionnaires, dont le très activiste investisseur Guy Wyser-Pratte. En creux se pose la question de la pertinence de sa stratégie, alors que le chiffre d’affaires du groupe stagne depuis 7 ans.
D’où la posture combative qu’il se devait d’afficher. «En réalité, mon sport favori c'est pas le tennis, mais plutôt la boxe quand j ai mon adversaire en face de moi...», a-t-il lâché, repris par la journaliste Fabienne Schmitt sur son fil Twitter . Une manière de répondre indirectement aux attaques hostiles du financier américain Wyser-Pratte. Ce dernier a déposé deux résolutions, l'une proposant son entrée au conseil de surveillance et l'autre de faire évoluer la gouvernance de Lagardère, d'une société en commandite par actions vers une société anonyme.
Quelques minutes avant, il déroulait le bilan des activités du groupe, dont le cours de l'action est passé de 62,75 euros (janvier 2006) à 26,96 euros (janvier 2010). L’an dernier, le groupe avait réalisé un bénéfice de 137 millions d’euros (pour 7,89 milliards d’euros de chiffre d’affaires), contre 593 millions en 2008. Il a par ailleurs confirmé céder les parts du groupe Lagardère dans Canal +, ainsi que du Monde, des Groupes Amaury (25%) et Marie Claire (42%).