Le top 5 des petites phrases anti-jeux vidéo

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Publié le 26 avril 2010.

SOCIETE - De Nadine Morano à Barack Obama, les politiques se lâchent...

Politique et jeu vidéo font rarement bon ménage. La Cour suprême américaine se prononcera en octobre sur l'interdiction de la vente de jeux violents aux mineurs. L'occasion de dresser le top 5 des petites phrases populo, alors qu'il existe à peu près autant d'avis que d'experts sur l'influence (positive ou négative) du jeu vidéo.

 

Nadine Morano: «GTA IV» est un jeu «violent», «amoral» et «potentiellement addictif». Au printemps 2008, la secrétaire d'Etat à la Famille appelle à la «vigilance parentale». Ce qui n'empêche pas le jeu de générer plus de 500 millions de dollars de recettes lors de sa première semaine d'exploitation.

Hillary Clinton: «Grand Theft Auto encourage le joueur à coucher avec des prostituées puis à les tuer.» En 2005, elle demande une re-classification de «mature» à «adult only» du titre de Rockstar. Elle récidive pendant les primaires démocrates, cette fois-ci en s'en prenant à Manhunt 2.

Bill Clinton: «Comme Hillary l'a souligné dans son livre, plus les enfants sont au contact de la violence, plus ils sont immunisés à ses conséquences. Mortal Combat, Killer Instinct ou Doom, ce sont ces jeux auxquels» les deux auteurs de la tuerie de Columbine «jouaient obsessivement».

Barack Obama: «Il va falloir éteindre la console.» En campagne, le candidat –qui aime jouer à Pong– livre un discours sur l'éducation et lance: «Nous allons devoir être de meilleurs parents, éteindre la télé et la console et inculquer un sens de l'excellence à nos enfants.» En octobre 2008, l'équipe Obama innove cependant avec des panneaux publicitaires insérés dans le mode online de... Burnout 360.

Jacques Remiller: «Un enfant ou un adolescent immergé chaque jour pendant des heures dans un monde virtuel fait de violence gratuite, de meurtre, de torture, sort-il du jeu ou du scénario du film? Est-il encore apte à distinguer le réel du virtuel ? Le tolérable de l’inacceptable?» En 2008, ce député UMP dépose une proposition de loi visant à interdire la vente ou la location «des films et jeux vidéo contenant une incitation directe à des violences sexuelles, à des sévices corporels, à des actes de barbarie ou au meurtre».

L'Etat doit-il se mêler de la question des jeux violents? Donnez-nous votre avis dans les commentaires ci-dessous.


Philippe Berry
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