Place à la France. Mardi soir, la Commission d’évaluation de l’UEFA va se poser en France pour deux jours. Après la Turquie et l’Italie, l’Hexagone est le dernier pays candidat à l’organisation de l’Euro 2016 à être visité (ordre déterminé par tirage au sort). Pendant deux jours, les sept membres de cette délégation conduite par le Portugais Gilbert Madail, membre du comité exécutif de l'UEFA, vont devoir se faire une opinion de la candidature française.
Au programme, visites protocolaires à Matignon mardi soir (repas officiel avec François Fillon, Roselyne Bachelot et Rama Yade) puis à l’Elysée mercredi. Pas de visites dans les stades mais plutôt de nombreuses réunions techniques avec les membres de la FFF pour clarifier certains points du dossier de candidature. «Les objectifs de la Commission sont de mesurer le soutien du gouvernement et d’enregistrer les réponses donnés par le comité d’organisation», explique Pierre-Jean Golven, directeur de la communication de la FFF.
Pas donner d’armes aux concurrents
A la manœuvre, Jean-Pierre Escalettes, président de la FFF, Frédériric Thiriez, président de la Ligue de Football professionnel et Gérard Houllier, Directeur technique National. Cette visite est capitale. Depuis la remise du dossier de candidature articulé en 20 points (infrastructures, transports, etc), l’UEFA a demandé aux comités organisateurs des éclaircissements. Lesquels? «On garde ça secret pour ne pas donner d’armes à nos concurrents…» Les points forts de la France sont les transports et l'hôtellerie. Le point faible, la vétusté des stades. Un aspect qui doit être compensé par un vaste programme de construction et de rénovation dans les 12 sites sélectionnés.
Pour le foot français, il s’agit donc de rassurer l’UEFA sur les points faibles de sa candidature. La dernière occasion de marquer des points à domicile. Le rapport de cette délégation sera publié le 14 mai. Ensuite, ce sera le rush final avec le Grand Oral à Genève, le 28 mai, puis le vote du Comité exécutif, et l’annonce du pays organisateur, le 30 mai. Et pendant ces deux jours de visite, pas question de jouer sur l’atout-charme de Paris. Aucune sortie touristique n’est au programme. «Ce sera deux jours de travail intense», glisse-t-on à la Fédé.
Et vous, qu’en pensez-vous? La France peut-elle obtenir l’organisation de l’Euro?
| 1 | Montpellier | 82 | 38j | +34 | |
| 2 | PSG | 79 | 38j | +34 | |
| 3 | Lille | 74 | 38j | +33 | |
| 4 | Lyon | 64 | 38j | +13 | |
| 5 | Bordeaux | 61 | 38j | +12 | |
| 6 | Rennes | 60 | 38j | +9 | |
| 7 | Saint-Etienne | 57 | 38j | +4 | |
| 8 | Toulouse | 56 | 38j | +3 | |
| 9 | Evian-Thonon | 50 | 38j | -1 | |
| 10 | Marseille | 48 | 38j | +4 |