Au FC Nantes, on va sans doute continuer d'avancer l'argument arithmétique; « Tant que mathématiquement, c'est jouable... », va-t-on entendre ici et là. Pourtant, hier soir, à Roudourou, les Nantais ont quasiment enterré leurs derniers espoirs d'accession en Ligue 1. La chance était ténue avant ce match, elle est désormais épaisse comme du papier à cigarettes à l'issue de cette défaite logique en terre bretonne (2-0). A six journées de la fin, les Canaris restent scotchés à la 13e place, à huit points de Metz (3e), dernière équipe pour l'instant susceptible de rejoindre l'élite. Ils sont tout simplement à égale distance de la zone rouge et de celle permettant de grimper dans l'ascenseur vers la L1. La fin de saison s'annonce fade et longue pour les hommes de Baptiste Gentili.
Hier soir, sans être ridicules, les Canaris n'ont pas montré la même implication, la même abnégation que des Guingampais (16es), qui jouent à chaque match leur survie. Preuve que, contrairement à ce que pense le coach nantais, beaucoup de ses joueurs ont déjà tiré un trait sur une éventuelle remontée fantastique au classement.
Des tirs sans conviction
Car, hier soir, Guingamp, souvent fébrile, était bon à prendre. A tel point qu'en première période, ce sont les Nantais qui frappent le plus au but... Des tirs, oui, mais sans beaucoup de conviction (Abdoun et Bekamenga). Tout le contraire de Mathis qui, à la 39e minute, trompe la vigilance de Kamenar sur une belle frappe de l'extérieur du pied. Tout le contraire aussi de ce missile à ras de terre de Giresse (48e) qui finit au fond des filets nantais. Guingamp, en dix minutes assomme un FCN, transparent ensuite. « On a pris deux buts à des moments clés du match, ça nous coûte cher, analyse Pierre. Il va falloir maintenant finir du mieux possible...»