L'immo a élu domicile sur le Net il y a quelques années déjà. Difficile d'innover dans ce secteur où les acteurs se comptent par dizaines. C'est pourtant ce qu'ont fait les créateurs de bizzimmo.com, un site entièrement gratuit de recherche inversée de biens immobiliers lancé il y a six mois. Interview d'Arnaud Boniatzis, cofondateur de la société.
La recherche inversée, quèsaco ?
Il s'agit d'offrir au particulier qui veut vendre son bien la possibilité d'être actif sur le marché. C'est-à-dire de proposer son appartement ou sa maison à des acheteurs potentiellement intéressés, sans attendre qu'ils découvrent par eux-mêmes votre offre.
Comment ça marche ?
Sur Bizzimmo, l'internaute remplit une fiche lorsqu'il s'inscrit et précise ce qu'il vient faire sur le site : vendre un bien, le louer, l'échanger… Il décrit alors précisément son bien et il poste autant de photos qu'il le souhaite. Mais, il peut aussi s'inscrire pour acheter un bien. Dans ce cas, il précise quel type d'appartement ou de maison il recherche, où et à quel prix. Notre site permet à ces différents profils d'entrer en contact puis de se faire des offres en direct, sans passer par des agences.
Mais tous les sites de vente entre particuliers finissent par être des repaires où les agences prospectent ?
Exact, c'est d'ailleurs pour ça qu'avec mon cousin Sylvain nous avons fondé Bizzimmo. J'ai eu une expérience malheureuse alors que je cherchais une maison pour vivre. Une agence s'était immiscée dans la transaction et l'avait fait capoter. Nous avons donc cherché un concept qui protège le vendeur et tienne les intermédiaires à l'écart. Sur Bizzimmo, nous interdisons l'accès aux agences en vérifiant les profils des nouveaux inscrits. Et si l'une d'entre elles passe à travers les mailles, les membres peuvent à tout moment nous le signaler et nous faisons le nécessaire.
Pas d'agence, pas de frais d'inscription… Vous vivez de quoi ?
Nous tirons nos revenus des publicités qui s'affichent sur notre site. Pour l'utilisateur, Bizzimmo est entièrement gratuit. Du coup, la fréquentation augmente, pas uniquement en France d'ailleurs. Nous en sommes à 4 500 biens référencés, dont certains en Israël, au Brésil ou au Canada.