Lucho-Gourcuff, le combat des chefs

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Publié le 26 mars 2010.

FOOT - Les deux milieux de terrain détiennent la clé du match...

Une finale de Coupe de la Ligue opposant Marseille à Bordeaux, c'est un peu comme un grand concert avec deux chefs d'orchestre. Demain (20 h 50), au Stade de France, le match ne se limitera sans doute pas au seul duel Lucho-Gourcuff. Pour autant, les deux maîtres à jouer de l'OM et de Bordeaux, par leur poids dans l'organisation du jeu, auront certainement quelques cartes en main pour faire basculer le match en faveur de l'une ou de l'autre des deux équipes.

Regain de forme

Coïncidence, après des mois difficiles, l'un et l'autre reviennent en forme au même moment. Comme l'an passé, Yoann Gourcuff a eu du mal à gérer l'hiver et ses terrains quasi impraticables qui ne siéent guère à sa justesse technique. Aujourd'hui, «Yoann est bien dans sa tête, il joue juste. Et tout le monde sait que quand il est bien, on est dangereux», analyse le capitaine bordelais Alou Diarra. De son côté, « El Comandante » en a fini avec les blessures. Du coup, « je peux enchaîner les matchs. Le fait que mes coéquipiers soient de plus en plus habitués à jouer avec moi, et vice versa, facilite les choses », explique l'Argentin sur le site du club.

Une technique hors du commun

Techniciens hors pair, les deux meneurs possèdent cette vista, ce sens de la passe et du tempo qui peuvent tout changer dans un match. S'il est moins rapide et dribbleur que Gourcuff, Lucho González, en améliorant les automatismes avec ses coéquipiers, a aussi retrouvé son jeu à une touche de balle capable de déstabiliser toute une défense, que ce soit sur une louche judicieuse ou une passe en profondeur. En l'absence de Cheyrou, il a également dévoilé un gros volume de jeu à la récupération. Ce n'est pas le secteur où le Bordelais est le plus à l'aise.

Coups de pieds arrêtés

Ils sont la spécialité du meneur girondin. Gourcuff s'est ainsi illustré dernièrement sur coup franc, pour marquer directement, comme face à l'Olympiakos en C1, ou pour centrer, comme dimanche face à Lille (3-1), lorsqu'il a donné l'égalisation à Ciani. L'OM est averti, il devra faire preuve d'une grande vigilance. De son côté, Lucho commence tout juste à s'imposer pour les tirer. Au grand dam de Deschamps. «C'est son caractère, il ne veut pas écraser tout le monde, confie l'entraîneur. C'est à lui à prendre le ballon et de dire : “Poussez-vous, c'est moi qui tire”.» Mais s'il est moins décisif pour l'instant que son homologue bordelais sur ces phases de jeu, le Marseillais compense par son sens du placement dans la surface adverse, qui lui a permis d'inscrire sept buts – toutes compétitions confondues. « Par chance, le ballon arrive souvent dans la zone où je me trouve, avoue-t-il modestement. Mais c'est aussi le discours du coach qui veut je sois toujours dans les zones de vérité. »


Sandrine Dominique (avec Lauren horky)
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