Bordeaux et OM: trois raisons d'y croire

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Publié le 27 mars 2010.

FOOTBALL - 20minutes.fr décrypte les enjeux de la finale de la Coupe de la Ligue...

 Les deux clubs y croient. Et ils ont quelques arguments pour enlever la Coupe

>> Un match à suivre samedi soir en live comme-à-la-maison  à partir de 20h45

Bordeaux

Une compétition très bordelaise

Au Stade de France, les Bordelais sont comme à la maison. En trois finales à Saint-Denis, ils  ont  ramené trois Coupes de la Ligue (2002 contre Lorient 3-0, 2007 contre Lyon 1-0, 2009 contre Vannes 4-0). De quoi mettre la pression à Marseille qui  perd toutes ses finales depuis 17 ans. «Sans vous mentir, la Coupe de la Ligue pour certains, on l'a déjà gagnée deux fois et le fait de passer à côté, bien sûr, on va être déçu mais cela ne va pas nous mettre un coup au moral. Marseille peut-être un peu plus car c'est l'occasion ou jamais de prendre un trophée. Passer de nouveau à côté pourrait leur faire mal», a lâché Marouane Chamakh cette semaine.

Une assise solide

Fini l’époque du 4-4-2 hyper offensif. Hormis lors de certaines rencontres plus abordables où il réaligne Fernando Cavenaghi et David Bellion, Laurent Blanc est devenu un inconditionnel  du 4-5-1 avec une assise défensive renforcée avec Alou Diarra et Fernando associés. Un système rassurant qui permet aux Girondins d'exercer un pressing plus haut et libère davantage leur joueur vedette Yoann Gourcuff, de retour en grâce avec le printemps. «Il y a beaucoup de joueurs important comme Diarra, Ciani, Chamakh, Fernando en plus de Gourcuff, il faudra faire attention à toute l’équipe de Bordeaux», analyse Mamadou Niang. Les Marseillais vont devoir s’employer pour bouger Bordeaux.

Laurent Blanc veut continuer la moisson

Après avoir réussi le doublé (Coupe de la Ligue-Championnat la saison dernière), l’entraîneur bordelais continue à transformer en or tout ce qu’il touche. Son influence sur son groupe est déterminante. Courtisé par de grands clubs et la FFF pour prendre la succession de Raymond Domenech, le président n’a semble-t-il pas encore évoqué son avenir dans le vestiaire. Histoire de garder tout le monde sous pression dans cette période surchargée où Blanc va devoir gérer en quatre jours une finale de Coupe et un quart de finale de Ligue des champions. «C'est compliqué d'enchaîner ces deux matchs, si j'avais à choisir, je ferais deux équipes différentes», a glissé Jean-Louis Triaud dans les colonnes de Sud-Ouest. Sans doute du bluff car à la fin c’est Laurent Blanc qui décidera.

 

Marseille

Une revanche à prendre sur les Coupes

17 ans sans trophée et deux finales de Coupe de France ratée, l’OM veut un titre. «C’est important pour nous, surtout que Taye Taiwo et moi-même avons perdu deux finales de Coupe de France. Nous étions vraiment déçus et frustrés de ces défaites. Nous aimerions donc inverser la tendance et gagner une finale au Stade de France avec Marseille», a lâché Mamadou Niang.

Le printemps des animateurs

Lucho à son niveau et Ben Arfa qui fait enfin exploser les défenses. Quand l’OM va de l’avant, ça peut faire très mal. Surtout avec un Mamadou Niang, toujours meilleur buteur du championnat avec 15 réalisations et Brandao comme pivot efficace (7 buts). Reste l’énigme d’une équipe inconstante, capable d’être éliminée par Benfica en UEFA avant de battre Lyon quelques jours plus tard. «Cette équipe a du mental, elle a des joueurs de caractère et d’expérience. C’est assez étonnant c’est vrai. On a eu des coups d’arrêt contre Montpellier, Benfica et à chaque fois l’équipe a su se relever», positive José Anigo.

La Desch’ a pris la main

En un coup de gueule en décembre («Mon équipe ressemble au néant») et pas mal de journée de travail, Deschamps a mis la main sur son équipe. Parfois critiqué sur ses choix (trop défensifs face à Benfica), Didier Deschamps reste l’entraîneur le plus expérimenté de la génération 98, capable de gagner la Coupe de la Ligue en 2003 puis d’accéder à la finale de Ligue des champions, toujours avec Monaco en 2004.  «Quand tu fais mal quelque chose, il te reprend direct et te dit: ‘C'est comme ci ou comme ça qu'il faut faire, et pas autrement’», explique Mamadou Niang conspué contre Benfica car il ne défendait pas assez.


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