Parti de Villepin: concert de critiques à l'UMP

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Publié le 25 mars 2010.

POLITIQUE - L'ancien Premier ministre est accusé de vouloir diviser la droite...

Heureusement qu’à gauche, on lui souhaite bonne chance. Les membres de l’UMP ne se sont pas montrés très tendres jeudi alors que Dominique de Villepin a officialisé le lancement de son nouveau parti.

«Je ne crois ni au discours, ni à l'homme, a tranché l’UMP Pierre Méhaignerie, président de la Commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale. Je ne crois pas au discours parce que la vérité est dans la nuance, pas dans la caricature. Et je ne crois pas à l'homme car, dans une période difficile, on aide à construire et pas à démolir».

«C'est pour lui une prise de conscience de son inutilité extérieure»

Une pierre portée à l’effondrement de la droite, une réaction partagée par Claude Goasguen. «Ce n'est pas le moment d'aggraver les problèmes de la droite, il y en a suffisamment comme ça. Je ne crois pas que l'état du pays accepte des divisions et des cavalcades personnelles de ce genre», a assuré le député, concluant que «c'est une mauvaise idée».

Sur les ambitions personnelles, «je crois sincèrement que personne n'attend M. de Villepin, juge Jacques Myard. Il serait plus efficace en étant dans l'UMP. La faute qu'il a faite c'est de ne pas se présenter aux élections législatives. Il s'aperçoit maintenant qu'il s'est râpé. C'est pour lui une prise de conscience de son inutilité extérieure».

Une initiative révélatrice «de l'échec du parti unique caporalisé de toute la droite».

Du côté du chef de file des députés PS à l'Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault, la décision de Dominique de Villepin est révélatrice «de l'échec du parti unique caporalisé de toute la droite». «On sent que les composantes de la droite, inquiètes de l'impopularité du président cherchent une solution alternative», a-t-il jugé.

«Personnalité de talent», «Villepin a saisi cette occasion pour commencer sa propre démarche» et «on va assister de plus en plus à ces tendances centrifuges dans les mois qui viennent», a-t-il encore prédit. 

Bien seul, l'ancien Premier ministre socialiste, Laurent Fabius, a souhaité jeudi sur France Info, «d'une façon «fair play»», «bonne chance» à son ex-homologue de droite, Dominique de Villepin, car «il n'est jamais facile de créer un parti politique». Mais cette initiative a permis au député de Seine-Maritime d’ironiser sur l'état de division de la droite: «Je pense que son unité peut avoir encore des marges de progression».


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