D’habitude enjouée, la voix d’Edgar Grospiron est calme. La fatigue? Il faut dire que le champion olympique de ski de bosses en 1992 n’a pas chômé depuis qu’il a repris les rênes de la candidature d’Annecy aux Jeux d’hiver 2018. Voyage à Vancouver, rencontres avec les décideurs sportifs, politiques, économiques, tournée des médias. Grospiron s’est engagé dans une course plus piégeuse qu’un champ de bosses. Et celle-ci devrait durer jusqu'au 6 juillet 2011, date de la décision finale.
Effectivement, les délais était très compliqués à tenir et le travail remis est énorme. Mais quand on regarde la qualité du dossier et qu’on le met en perspective avec les attentes du CIO, on se rend compte qu’on est dans la ligne. Selon moi, on est même très bien.
Notre concept. Différent des autres candidats puisque notre projet est multipôle et compact, dans un rayon de
Oui, mais cette avance ne joue pas sur le dossier. Elle est visible en terme de lobbying. Nos concurrents on tmis la barre haute. Munich s’est porté candidat très tôt [dès 2007], avec le soutien de Thomas Bach, membre éminent du CIO [il est vice-président] et même candidat à sa présidence. En ce qui concerne, Pyeongchang, ça fait huit ans qu’ils sont dans la course puisqu’ils ont échoué deux fois en finale. De ce point de vue-là, nous avons donc du travail.
Oui, c’est une déception. Pour lui surtout. Je pense que la candidature ne l’a pas servi parce qu’il y a eu un lobbying contre lui orchestré par nos deux concurrents. Evidemment pour nous aussi, c’est dommage. Avoir un troisième membre au CIO [en plus de Jean-Claude Killy et Guy Drut] aurait été un avantage.
Annecy n’a pas la même configuration que Vancouver, mais on a pu observer la qualité des infrastructures mise en place. Les pistes étaient d’un niveau très pointu…
Mais ce n’est pas à la neige de s’adapter à la compétition. C’est au sportif d’être suffisamment complet pour briller sur tous les terrains. Pour moi, c’est ça un champion!
Au niveau de l’agenda, oui. J’aurais bien aimé me dédoubler par moment.