La reprise profite surtout au centre-ville

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Publié le 17 mars 2010.

Immobilier A la veille du Salon de l'immobilier, les professionnels entrevoient une reprise en douceur

On est encore loin de l'euphorie des années 2005 à 2007. Mais localement, la crise dans le secteur de l'immobilier semble s'estomper. C'est en tout cas l'avis des différents professionnels du secteur qui seront réunis ce week-end au Salon de l'immobilier. Certe, les ventes de biens ont chuté l'an passé. Seules 20 000 transactions ont été effectuées en Haute-Garonne en 2009, quand elles approchaient les 30 000 à 35 000 dans les années fastes.

Le centre-ville convoité
Mais le retour des acquéreurs semble se confirmer, surtout dans la capitale régionale. « Toulouse résiste mieux que la première couronne. Il y a une reconcentration des achats en centre-ville ces derniers mois », souligne Philippe Pailhès, chargé de l'immobilier à la chambre des notaires. Cela a un impact direct sur les variations de prix dans l'ancien. Quand en moyenne la Ville rose enregistre une baisse de 6,9 %, cela se traduit par une chute de 10,6 % dans le sud-est de Toulouse. « Après avoir bénéficié de l'effet métro, Castanet et Ramonville ont subi plus que d'autres l'effet de recentrage vers Toulouse au niveau des ventes d'appartements anciens », poursuit le spécialiste.
Des quartiers tirent ainsi leur épingle du jeu. C'est le cas des Carmes et Compans qui enregistrent une hausse de 1 %, ou dans des gammes de prix moins élevés, l'Hippodrome. Ce quartier profite du manque d'offres à Saint-Cyprien et de l'arrivée prochaine de la ligne E de Tramway. A contrario, avec une baisse de prix de 18 %, un quartier comme celui de Lespinet a tendance à pâtir de son éloignement de la ligne B. « Les gens recherchent aussi beaucoup de petits logements pour investir, entre 60 000 et 90 000 €, près du métro et qui répondent à une demande locative étudiante », souligne Emmanuelle Lassalle-Michel, présidente départementale de la FNAIM, qui regroupe des agents immobiliers.
Mais dans l'ancien, comme dans le neuf, les offres sont rares. C'est un des effets de la crise. Les promoteurs ont eu tendance à jouer la prudence en réduisant leur production de logements, les propriétaires attendent des jours meilleurs pour mettre sur le marché leur bien. « Ceux qui vendent sont en général ceux qui y sont obligés, à cause d'une mutation ou d'un divorce », souligne Boris Vienne, notaire à Cornebarrieu.

Béatrice Colin
salon

Le Salon de l'immobilier se tient au Hall 6 du parc des Expos,de vendredi à dimanche de 10 hà 19 h avec une nocturne vendredi. Huit conférences sont prévues. Entrée 3 €, téléchargeable gratuitement sur le site Internet salonimmobiliertoulouse.com.

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