Les audiences de la Ferme célébrités en Afrique chutent, et le dernier prime a carrément dégringolé (18,1% de part d’audience, soit 2,2 millions de téléspectateurs). Le plus mauvais score de la saison 3. Il faut dire que si l’émission hebdomadaire a été déplacée en deuxième partie de soirée, c’est en raison d’une audience en berne.
Pas de panique tout de même, la quotidienne demeure leader chaque jour. Parallèlement, la Nouvelle Star, qui a toujours connu un large succès, peine cette année à décoller. La première émission de la saison n’a attiré que 3,8 millions de téléspectateurs, contre 4,6 millions en 2009 et 4,7 millions en 2008. On se souvient aussi des résultats d’audience désastreux de la dernière saison de la Star Academy, l’une des raisons pour lesquelles l’émission s’est arrêtée.
>> Mais la Nouvelle Star à commenter en direct ca reste quand même sympa, pour suivre notre live c'est par ici
Pourquoi le téléspectateur semble se désintéresser de ces contenus qui battaient leur plein, il y a encore peu de temps? La Ferme Célébrités en Afrique, à l’instar de la Star Academy, correspond au format originel de la télé réalité. Elle s’appuie sur l’enfermement des individus. Alors que les émissions comme Top Chef, Koh-Lanta ou la Nouvelle Star – même si cette année, elle n’atteint pas les chiffres d’audience escomptés – se centrent sur les compétences des candidats, le dépassement de soi. C’est l’une des réponses que donne Estelle Boutière, consultante à NPA Conseil, à 20minutes.fr pour comprendre ce phénomène.
«On est dans la télé miroir plutôt que dans la télé vitrine. On privilégie la mise en valeur du candidat sur l’humiliation», explique-t-elle. Cette évolution vers des émissions plus gratifiantes concorde avec une époque où l’on privilégie la proximité. Les gens se sont-ils lassés d’une télévision de l’humiliation? Pour Estelle Boutière, «chaque phénomène résulte de multiples facteurs, la télévision fonctionne par cycles, les goûts changent». Mais la télé réalité devrait encore avoir de beaux jours devant elle.