Aujourd'hui, c'est officiellement la fin de la trêve hivernale, jour à partir duquel les expulsions locatives sont à nouveau autorisées. Les membres du collectif SDF sans frontières sauront le 26 mars si la justice les oblige à quitter les anciens locaux de l'Armée du Salut, qu'ils ont investis début janvier, après une période de chutes de neige. Le tribunal d'instance de Toulouse a en effet été saisi d'une demande d'expulsion de la part de l'association. Car celle-ci a depuis vendu son bien « et le nouvel acquéreur menace de dénoncer la vente et de demander des dommages et intérêts. Or, depuis, l'Armée du Salut s'est installée dans de nouveaux locaux et a besoin de les aménager », a plaidé son avocate vendredi en audience.
Demande d'un délai de trois mois
Et pourtant, depuis deux semaines, les tractations sont allées bon train entre les instances dirigeantes de l'Armée du Salut et les occupants. En vain. « C'est une action bien singulière eu égard à l'identité du plaignant. En fait, c'est bien une affaire de gros sous car la vente a été consentie à 420 000 €. C'est un choix que fait l'Armée du Salut, dont acte », a souligné Sylvain Laspalles, le défenseur du collectif SDF sans frontières. Ce dernier réclame un délai de grâce de trois mois, période nécessaire pour voir aboutir les dossiers de demandes d'hébergement de ses clients.