L'UMP tente de positiver, la gauche négocie

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Publié le 15 mars 2010.

Soirée Dans les QG de campagne, l'ambiance n'était pas euphorique, même chez les favoris

Massée au local de campagne toulousain de Brigitte Barèges, la dizaine de militants UMP n'avait vraiment pas le goût à la fête hier soir. D'emblée, l'ambiance est glaciale. Et les mines déconfites. « Non, nous n'avons aucune estimation », jure une porte-parole à 19 h 25. Une demi-heure plus tard, les premiers chiffres tombent, le concours de soupe à la grimace gagne toute l'assistance. « Trop d'abstentionnistes, peut-être à cause de l'ouverture de la pêche à la truite », avance un vieux militant. « Ce n'est vraiment pas terrible », renchérit un autre. Seule l'arrivée de Brigitte Barèges va redonner un peu de tonus à une assistance plombée par les premiers résultats. « Je suis plutôt contente », déclare dans un grand sourire la candidate UMP qui pense « être proche des 26 % à 27 % ». Tout en déplorant un taux de participation « trop faible », Brigitte Barèges se veut vigoureusement optimiste pour le second tour : « Tout n'est pas joué et tout va se dessiner maintenant. »

Place aux négociations
Autre QG, autre ambiance. Au local de campagne d'Europe Ecologie, situé rue Bayard, les visages sont plus détendus. Arrivé dès 19 h 45, Gérard Onesta a passé la soirée au milieu des militants, attendant patiemment les résultats définitifs. Les premières estimations des écologistes dans la région donnent le sourire aux militants venus suivre les résultats. « C'est un bon score globalement qui montre que notre parti est une force politique qui s'affirme, note Thibault Renaudin, un militant. Même si le PS rafle la mise, nous sommes bien positionnés, bien pour les négociations du second tour. Il faudra peser à hauteur de ce que nous sommes dans les discussions d'entre-deux-tours. » Même son de cloche pour Damien, un trentenaire qui « espère que Gérard Onesta trouvera une alliance raisonnable avec le PS pour introduire des élus Verts dans le nouvel échiquier régional ».
Du côté de la fédération socialiste de la Haute-Garonne, les militants avaient la « victoire » modeste. Malgré la large avance de Martin Malvy, les applaudissements ont été brefs lorsqu'il a rejoint ses troupes, vers 21 h. « Je m'attendais à un score un peu meilleur, mais avec une telle abstention, c'est déjà un très bon résultat », explique Daniel, les yeux rivés sur l'écran géant. Mais si le champagne reste au frais, c'est surtout parce que la nuit s'annonce longue pour le président sortant. « La fête, ce sera pour dimanche prochain. Ce soir, l'ambiance est aux négociations », lâche Hélia, pragmatique. Quant au score du Front national dans la région, il reste une source d'inquiétudes pour les militants. « La montée de l'extrême droite fait très peur, et n'est pas à négliger pour le second tour », précise Laura, 20 ans.

julie rimbert, Eric Dourel et Hugo clément
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