Sur la route d'un Grand Chelem, il y a les grosses marches à franchir. Et celles à ne pas rater. Face à l'Italie (0 victoires contre la France dans le Tournoi) les Bleus de Lièvremont n'avaient pas grand chose à gagner et tout à perdre. Ils n'ont pas trébuché. En écrasant les Italiens 46-20, les coéquipiers de Dusautoir se sont offert une belle séance d'entraînement et surtout le droit de disputer un sacré match. Samedi prochain, le XV devra battre l'Angleterre pour décrocher le 9eme Grand Chelem de son histoire, le premier de l'ère Lièvremont.
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Et ce n'est pas vraiment l'Italie qui aurait pu empêcher ce final de rêve. «C'est sûr, ce n'est pas l'Angleterre», glisse Lièvremont déjà la tête à samedi prochain. Effectivement. A défaut d'être talentueuse, cette squadra était censée être rugueuse. La vertu des faibles en rugby. Pas ce coup-ci.
6 essais, du jeu et un choc annoncé
«C'est vrai que les Italiens ont été moins virulents que lors de leurs trois premiers matchs», analyse le sélectionneur. Et puis, les Français sont en ce moment plus piquants que du chardon. «On a su se rendre la partie facile. On avait la volonté de jouer au large en variant beaucoup le jeu», lâche l'ouvreur François Trinh-Duc qui a visiblement pris beaucoup de plaisir face a une ligne de trois-quarts italienne pour le moins poreuse. Dans ce royaume des courants d'air qui ferait passer le Colisée pour un bunker, les Français n'ont même pas eu besoin de forcer l'entrée. A l'abri dès les 20 premières minutes (18-0), le XV de France a finalement touché la terre promise à six reprises (Harinordoquy (6'), Marty (18' et 26'), Andreu (51'), Jauzion (57'), Lapandry (65').
Des arrières offensifs (troisième meilleur score face à l'Italie dans le cadre du Tournoi), du jeu, des remplaçants à la fête. De quoi engranger de la confiance sans tomber dans la suffisance, idéal pour bien préparer l'apothéose. Mais les Français n'avaient pas vraiment beosin de ça, tant la défaite 34-10 l'année précédente est encore dans toutes les têtes. «Cette défaite ne sera pas le seul élément de notre motivation cette semaine. Mais disons que l'on va beaucoup y penser», explique le talonneur Thomas Domingo. Comme une odeur de revanche.