Alonso rougit déjà de plaisir

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Publié le 15 mars 2010.

FORMULE1 - Premier Grand Prix et première victoire pour le pilote espagnol avec Ferrari...

Comme tout invité bien élevé, l'Espagnol n'a pas débarqué chez ses hôtes sans leur réserver un beau cadeau. Le nouveau pilote Ferrari, arrivé dans la maison rouge cet hiver, a démarré sa saison par une victoire en Grand Prix, dimanche sur l'insipide circuit de Bahreïn. Pour faire jaillir le champagne, le double champion du monde (2005 et 2006) rêvait peut-être d'autre chose que ce tracé ex-nihilo, bordé de grues, de palmiers perdus dans sable. Cela ne l'a pas empêché de verser se premières larmes de vainqueur, sur le podium, devant Felipe Massa, son coéquipier (2e, pour le 80e doublé de l'histoire de la Scuderia en F1) et Lewis Hamilton (3e).

«Revenir au sommet du podium est toujours spécial, reconnaît l'Espagnol, félicité par le roi Juan Carlos, «guest» parmi les «guest» dans l'unique tribune installée à Bahreïn. Mais le faire pour Ferrari, au vu de l'histoire de l'équipe et des attentes qu'a un pilote lorsqu'il roule pour elle... Il n'y a pas de meilleure manière de commencer une relation avec la meilleure écurie du monde». Une écurie qu'il rêvait de rejoindre depuis tout petit et au sein de laquelle il s'est très vite senti chez lui. Parlant l'Italien (un reliquat de ses années karting) Alonso a très vite fait l'unanimité chez les tifosi, plus enclins à fêter les victoires du gamin d'Oviedo que celles de Kimi «Ice Man» Raikkonen, le Finlandais exilé en rallye.

«J'ai été chanceux»

En une course, l'ancien pilote Renault les a en partie rassurés sur ses dispositions au volant de sa nouvelle voiture. Le taureau des Asturie a aussi pris un net ascendant sur son coéquipier et partenaire, Felipe Massa de retour en Grand Prix, six mois après sa blessure à l'oeil. L'Espagnol qui court le titre mondial depuis trois ans, sait maintenant qu'il sera à la bagarre cette saison. Qu'avec cette voiture, «la meilleure qu'il n'ai jamais piloté», il pourra rivaliser avec la Red Bull de Sebastian Vettel, notamment. Dimanche, sans un problème d'échappement aux deux tiers de la course, le jeune allemand (4e) n'aurait peut-être pas cédé devant lui. «J'avais prévu d'attaquer dans les dix derniers tours mais j'ai eu de la chance, concède Alonso. Il en faut toujours un peu.» Dans la panoplie d'un prétendant au titre, cela n'a jamais été interdit.
R.S.
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