« Je souhaite avoir face à moi des interlocuteurs en qui j'ai confiance », assène Roland Ries, le maire (PS) de Strasbourg. Aujourd'hui, il ne croit plus en Alain Fontenla, l'actionnaire majoritaire du Racing, après sa volte-face du week-end dernier où il a affirmé ne pas vouloir vendre le club et évoqué « des méthodes de mafieux » et « une zone de non-droit ». « ça ne m'a pas beaucoup plu », reconnaît l'édile. Inquiet pour l'image de la ville, candidate à l'Euro 2016, il « lance un appel solennel à MM. Fontenla et Hilali [son partenaire financier] pour qu'ils acceptent la proposition de 4,9 millions d'euros faite par les repreneurs locaux qui leur permettra de sortir la tête haute et sans perdre d'argent ». « L'offre existe toujours et n'est pas négociable », confirme Frédéric Sitterlé, l'un des porteurs du projet local.
« Hostilité générale »
Conscient qu'il ne peut pousser Alain Fontenla à vendre, Roland Ries « n'imagine pas qu'il puisse gérer le club avec l'hostilité générale de la ville, de la Ligue de football professionnel, de la Direction nationale de contrôle de gestion et des supporters ». Le maire attend maintenant une réponse comme les investisseurs locaux. Frédéric Sitterlé le répète : « L'argent est prêt à être débloqué sous conditions : la réalisation d'un audit et la garantie de passif sur leur période de gestion. »
Le Racing joue à Vannes,ce soir pour la 28e journée de L2.Le RCS a remporté son 1er succèsde la saison contre les Bretons. Est-ce un signe dans sa quête d'une 1ère victoire à l'extérieur ?