Séverine, la baby-sitter des enfants Viguier, et Olivier Durandet, l'amant de la disparue, ont été relâchés dans la nuit de mardi à mercredi après quelques heures de garde à vue. Ils ont respectivement été entendus pour « faux témoignage » et « subornation de témoin », après que la nounou a avoué à l'audience avoir menti aux enquêteurs sur les conseils d'Olivier Durandet. « Il résulte de leurs auditions qu'ils se sont effectivement rencontrés à plusieurs reprises la semaine passée pour convenir ensemble de dire que la visite effectuée par M. Durandet au domicile des Viguier [au surlendemain de la disparition de Susi] n'avait pas eu lieu », a indiqué hier matin Jean-Christophe Muller, le procureur de la République d'Albi. Les défenseurs de Jacques Viguier se sont bien gardés de commenter ce coup de théâtre inespéré.
Et l'audience a repris son cours normal. Avec notamment le témoignage de la policière qui a enregistré la plainte du professeur de droit le 8 mars 2000, soit huit jours après la disparition de son épouse. Elle a trouvé les descriptions de l'emploi du temps du plaignant « pas très spontanées et très réfléchies », tandis qu'elle a décelé chez Olivier Durandet « une très grande inquiétude et une très grande détresse ».
Aujourd'hui, l'accusé sera interrogé sur la disparition du fameux matelas sur lequel dormait Susi et qu'il dit avoir jeté à la déchetterie.