L'infirmerie du Racing va finir par attirer plus de monde que ses matchs. Alors que l'affluence du stade de la Meinau a fléchi de 4 000 personnes, cette saison, l'effectif strasbourgeois compte de plus en plus de blessés. Le dernier match contre Angers (1-2) a amputé le groupe d'Emil Gargorov (cheville), et peut-être de Milovan Sikimic (cuisse) pour le déplacement à Vannes, demain.
La chasse aux kilos
Nicolas Fauvergue a, lui, fait de l'infirmerie son camp de base depuis déjà trois semaines, après une entorse à la cheville gauche contre Clermont (1-1). S'il a participé à 21 rencontres de Ligue 2, le meilleur buteur strasbourgeois (11 buts) a fréquenté régulièrement la salle de soins, cette année. « Je vis une année marquée par des pépins physiques. Il faut dire que c'est ma première saison pleine à haut niveau. Je n'avais jamais autant joué », explique l'attaquant prêté par Lille. Son retour à la compétition ne devrait pas intervenir avant deux semaines. Ce repos forcé est « un petit coup d'arrêt, car j'avais vraiment un bon rythme ». En effet, Nicolas Fauvergue restait sur trois buts en Ligue 2 et des prestations de choix. Une période également faste pour le Racing qui, grâce à trois succès et à trois nuls, s'est extrait de la zone de relégation.
Depuis sa blessure, le club pêche offensivement. « On s'accroche, mais on n'a pas le geste juste pour que le ballon finisse au fond des filets », concède Pascal Janin, l'entraîneur strasbourgeois. « C'est dommage, car les gars réalisent de bons enchaînements pour approcher du but », juge Nicolas Fauvergue, en spectateur attentif.
L'attaquant espère être à la finition de ses actions pour les sept derniers matchs. Pour être le plus affûté possible devant le but, il lutte actuellement contre le surpoids. En salle de musculation ou sur un vélo, il parfait sa condition physique et essaye de se délester de deux kilos, « pour avancer plus vite ».
Le maire Roland Ries rencontre aujourd'hui ceux qui portentle projet alsacien de rachatdu Racing en même temps que Jean-Pierre Hughes, le directeur général de la LFP. Les trois parties restent mobilisées pour qu'Alain Fontenla vende le club.