Emmanuel Krieger veut que la SIG soit entre de bonnes mains. Ancien kiné de l'équipe professionnelle (de 2000 à 2004), il est le porteur du troisième dossier de rachat du club. Comme ses deux concurrents, Alain Saint-Michel et Carlo Wilm, il sera auditionné mercredi prochain par le jury chargé de désigner le futur propriétaire de la SIG.
D'ici-là, Emmanuel Krieger ne souhaite pas dévoiler ses partenaires, ni ses soutiens. Il précise qu'il est l'instigateur du projet, mais qu'il n'a pas l'intention d'être le futur président du club. « Je n'ai pas d'ambition personnelle, je ne veux pas le pouvoir. Je resterai kiné dans mon cabinet à Oberhausbergen. »
L'idée de présenter un dossier de reprise de la sig lui est venue après une discussion avec Frédéric Forté, ex-meneur de jeu du club strasbourgeois et actuel président de Limoges, avant les fêtes de fin d'année. Il est entré dans la danse, « contraint par ce qui se passait au club, cette volonté de l'américaniser ».
Le kiné veut remettre le club au cœur des préoccupations des Alsaciens. « Que chacun se sente concerné par la nouvelle SIG. Qu'on dise “On a gagné ou on a perdu” », défend-il. Sportivement, la section amateurs aurait une place centrale, elle serait « en charge de la formation, des mini-poussins aux espoirs, garçons comme filles ».
Il évoque aussi l'équipe féminine, qui évolue en Nationale 1. Deux thèmes que l'on retrouve dans le dossier d'Alain Saint-Michel. Les promesses d'Emmanuel Krieger ne portent pas sur un classement ou une participation à une Coupe d'Europe. « Trop aléatoire », explique-t-il. Il précise « avoir la volonté de changer le club en profondeur », en s'appuyant « sur des valeurs et des gens compétents ». Il n'en dit pas plus, souhaitant réserver la primeur du dossier au jury devant lequel il passera mercredi.F. H.