Deux décès, un blessé grave et trois blessés légers. C'est le bilan définitif de l'incendie accidentel qui s'est déclenché ce mercredi après-midi dans un sous-sol du 1er Régiment du génie d'Illkirch-Graffenstaden, à la périphérie de Strasbourg.
«Ce dramatique accident a causé la mort de deux de nos Evat (engagé volontaire dans l'armée de terre, ndr)», a indiqué le lieutenant-colonel François Eglemme, chef de corps du 1er Régiment du génie d'Illkirch-Graffenstaden. «En outre, un sous-officier est grièvement brûlé, mais le pronostic vital n'est pas engagé. Trois soldats ont été légèrement intoxiqués par la fumée, deux autres sont indemnes», a-t-il précisé.
Les trois soldats ont été évacués vers le CHU de Strasbourg-Hautepierre, le sous-officier vers le service des grands brûlés à Ludwigshafen, en Allemagne. Au moment de l'accident, 6 personnes se trouvaient dans le local qui a pris feu, 2 autres étaient dans un local à côté. Le sous-officier blessé était dans le second local, mais a voulu secourir les militaires coincés dans le local en feu. Il a réussi à en sortir deux personnes.
L'incendie serait survenu vers 15h30, alors que les militaires, qui venaient d'effectuer une «opération tronçonneuse», étaient descendus les nettoyer dans un magasin situé au sous-sol du quartier Leclerc. Un bidon d'essence se serait renversé et aurait pris feu. Cependant, cette version n'est pas corroborée par le lieutenant-colonel François Eglemme, qui a précisé que les causes exactes de l'incendie étaient encore inconnues. Il a indiqué qu'une enquête avait été confiée à la gendarmerie pour déterminer les circonstaces de l'accident, et qu'une enquête interne avait été déclenchée.
Les militaires pris dans l'incendie étaient dans le régiment depuis un an, et participaient à un stage depuis environ un mois, où ils devaient manipuler des explosifs et divers matériels. Ce stage devait s'achever vendredi, et ils devaient passser des tests jeudi.
Créé en 1814, ce régiment est le doyen des unités du génie. Il a pour mission de fournir aux forces armées les moyens de franchir les zones minées et les cours d'eau. Il dispose en particulier de ponts flottants motorisés, de chars et autres engins de déminage mécanique.